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Les activités de l’usine ont repris le 28 juin après que les employés ait voté à 66 % en faveur de la proposition d’entente de la médiatrice spéciale. Photo : Gracieuseté d’Exceldor

Les activités de l’usine ont repris le 28 juin après que les employés ait voté à 66 % en faveur de la proposition d’entente de la médiatrice spéciale. Photo : Gracieuseté d’Exceldor

Une entente qui pourrait « redéfinir le marché de la volaille »

Avec la fin du conflit de travail, la nouvelle convention collective des employés de l’usine d’abattage et de transformation de viandes Exceldor de ­Saint-Anselme, dans Chaudière-Appalaches, pourrait changer la donne dans le marché québécois de la volaille.

La direction de l’entreprise soutient que la première offre déposée au début des négociations était déjà « ce qui se faisait de mieux au Canada en termes de conditions salariales ». Or, le fait d’avoir bonifié cette offre initiale à la suite des recommandations de la médiatrice spéciale pourrait « redéfinir le marché de la volaille », soutient Exceldor. « Ceci puisqu’à court ou à moyen terme, les employés d’autres usines pourraient réclamer des conditions similaires », précise Jordan Ouellet, chargé de communications pour l’entreprise.

Roxane Larouche, responsable des communications pour les Travailleurs et travailleuses unis de l’alimentation et du commerce (TUAC), syndicat qui représente les employés de l’usine de ­Saint-Anselme, abonde dans le même sens. « On ne peut pas savoir ce qui ­arrivera, mais il est en effet prévisible que ces salaires deviennent une référence dans les négociations qui auront lieu ailleurs dans l’industrie », dit-elle.

L’entente conclue entre la direction et ses employés le 26 juin, après plus d’un mois de grève, prévoit une augmentation salariale de 19,75 % sur six ans. Le ministère du Travail reste par ailleurs impliqué dans le dossier afin d’aider les employés et la direction à rétablir un bon climat de travail dans l’usine.