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Joé Desjardins et Michel Desrochers, propriétaires de la ferme maraîchère JardinsRochers, de Sainte-Croix dans Lotbinière, sont en vedette sur l’une des deux affiches. Photo : GRIS Mauricie/Centre-du-Québec

Joé Desjardins et Michel Desrochers, propriétaires de la ferme maraîchère JardinsRochers, de Sainte-Croix dans Lotbinière, sont en vedette sur l’une des deux affiches. Photo : GRIS Mauricie/Centre-du-Québec

Une campagne pour déconstruire les tabous

Une campagne de sensibilisation lancée récemment est destinée à briser les tabous entourant les agriculteurs issus de la communauté LGBT (lesbiennes gais, bisexuels et transgenres).

« Nous avons choisi de mettre de l’avant des modèles positifs pour montrer que c’est possible de faire partie d’une minorité sexuelle tout en pratiquant un métier qui nous passionne, même si le milieu de l’agriculture est souvent associé à un monde très masculin et hétéronormatif », explique François Vanier, directeur général du Groupe régional d’intervention sociale (GRIS) de la Mauricie. Selon lui, les agriculteurs LGBT qui travaillent en région vivent un double isolement en raison de leur éloignement des grands centres urbains et de leur appartenance à une minorité sexuelle. « C’est un enjeu important. On le remarque dans notre travail au quotidien», signale-t-il.

Voilà pourquoi le GRIS-Mauricie a décidé de consacrer le premier volet de sa campagne annuelle à cet enjeu sous le slogan Cultivons les couleurs. Crise de la COVID oblige, les deux affiches promotionnelles sont principalement déployées sur différents réseaux sociaux.

Encore du travail à faire

L’organisme Fierté agricole est l’un des principaux partenaires de la campagne. Son président, Joé Desjardins, figure d’ailleurs avec son conjoint sur l’une des deux affiches. « C’est une super initiative qui permet d’élargir le champ d’action en dehors des grands centres urbains », réagit-il.

Il espère que l’initiative fera boule de neige dans l’ensemble des régions du Québec, car, selon lui, même s’il constate une amélioration dans les mentalités, il y a encore beaucoup de travail à faire pour déconstruire des préjugés persistants dans le milieu « très viril et souvent macho » de l’agriculture.