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Éliane Gélinas-Frenette et Vincent-Olivier Bastien, propriétaires de la Ferme le Caprivore, ont perdu la grange et leurs animaux dans un incendie survenu dans la nuit du 18 au 19 février. Photo : Gracieuseté de Vincent-Olivier Bastien

Éliane Gélinas-Frenette et Vincent-Olivier Bastien, propriétaires de la Ferme le Caprivore, ont perdu la grange et leurs animaux dans un incendie survenu dans la nuit du 18 au 19 février. Photo : Gracieuseté de Vincent-Olivier Bastien

Soutien à une ferme caprine incendiée

Plus de 53 000 $ ont été amassés en date du 2 mars par l’entremise d’une campagne de sociofinancement pour aider Vincent-Olivier Bastien et Éliane Gélinas-Frenette, de la Ferme le Caprivore. Le couple se remet de l’incendie qui a décimé son troupeau à Bonaventure en Gaspésie dans la nuit du 18 au 19 février. Une cinquantaine d’animaux, soit des chèvres, des cochons et des alpagas, ont péri dans l’embrasement de leur grange.

Plus de 700 personnes ont donné à la campagne organisée dès le lendemain par la Chambre de Commerce Baie-des-Chaleurs avec un objectif fixé à 35 000 $. « L’argent, c’est un baume, mais c’est surtout tout l’amour qui y a derrière qui nous touche, témoigne Vincent-Olivier Bastien. C’est la pointe de l’iceberg de tout l’amour qu’on a reçu. Le support est impressionnant. Il vient de la Gaspésie, mais s’étend jusque dans l’Ouest canadien et touche toutes les sphères de notre vie. »

Pour l’instant, le couple, qui est à l’aube de la trentaine, laisse la poussière retombée et tente de vivre son deuil. Il compte toutefois rouvrir prochainement la boutique de produits gaspésiens qu’il tient. « On a ouvert une boutique parce qu’on n’avait plus de marché public et que l’épicerie fine fermait. On avait besoin d’une place pour vendre », explique M. Bastien. Cette entreprise agricole fondée en 2015 devrait aussi reprendre ses activités de boucherie et de transformation de produits, dont le thé du labrador.

La production animale sera par contre mise sur pause pour une durée indéterminée. « Même si l’on voulait continuer, les animaux n’auraient pas de place. On va reprendre, mais on ne sait pas encore quoi, quand ni comment », affirme l’agriculteur.

Le bâtiment, qui datait des années 1950, avait été mainte fois modifié et avait connu plusieurs vocations. « Il était gros et complexe. On veut reconstruire quelque chose de plus adapté. On ne reconstruira pas comme dans le temps », dit-il.