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L’usine Sanimax de Lévis a entre autres été la cible de nombreuses plaintes de citoyens qui n’apprécient pas les odeurs émanant des activités d’équarrissage. Photo : Martin Ménard/Archives TCN

L’usine Sanimax de Lévis a entre autres été la cible de nombreuses plaintes de citoyens qui n’apprécient pas les odeurs émanant des activités d’équarrissage. Photo : Martin Ménard/Archives TCN

Sanimax dans la tourmente

Une demande d’autorisation d’action collective contre l’entreprise Sanimax vient d’être déposée devant la Cour supérieure de Montréal. L’action réclame un dédommagement totalisant plus de 100 M$ pour tous les citoyens vivant dans un rayon de 3,3 km des trois installations d’équarrissage de l’entreprise, situées à Lévis dans Chaudière-Appalaches, à Saint-Hyacinthe en Montérégie et dans le secteur Rivière-des-Prairies à Montréal.

Environ 135 000 citoyens pourraient être dédommagés si l’action collective est autorisée par le tribunal et que ses requérants obtiennent gain de cause. Sanimax a rapidement contesté cette demande le 11 janvier et compte se défendre.

L’entreprise spécialisée dans le recyclage de carcasses d’animaux de ferme n’en est pas à ses premiers déboires avec les citoyens et les municipalités où se situent ses trois usines. Or, le ton se durcit depuis les dernières semaines.

Les deux initiateurs du recours collectif, des citoyens de Montréal vivant à proximité de l’usine de Rivière-des-Prairies, estiment que leur propriété a été à plusieurs reprises et continue d’être envahie par de la pollution odorante et reproche à Sanimax d’avoir échoué à mettre en place une technologie efficace de contrôle des odeurs. En plus d’un dédommagement financier, ils réclament des mesures supplémentaires, dont l’usage de camions réfrigérés et fermés pour le transport des carcasses.

Rencontre prévue

Le 27 janvier, le maire de Lévis rencontrera le ministre de l’Agriculture, André Lamontagne, et celui de l’Environnement, Benoit Charette, qui ont accepté son invitation afin de discuter des problèmes d’odeurs autour de l’usine Sanimax située dans cette municipalité. Un comité regroupant ces deux ministères et des représentants de Sanimax, de l’Agence canadienne d’inspection des aliments et des Éleveurs de porcs du Québec se penche depuis quelques mois sur cet enjeu et prévoit émettre des recommandations sous peu .

Un revers en appel

Par ailleurs, une demande d’appel de Sanimax a été rejetée le 18 janvier concernant deux jugements de la Cour municipale de Montréal à son égard. L’entreprise contestait un premier jugement l’ayant trouvée coupable d’avoir commis trois infractions à un règlement de la Communauté métropolitaine de Montréal relatif à l’assainissement de l’air, et un second lui imposant des amendes de 25 000 $, de 30 000 $ et de 50 000 $ pour ces infractions.

La multinationale, dont le siège social est à Montréal, est l’un des plus importants joueurs de la province dans le domaine de l’équarrissage de carcasse d’animaux de ferme. Elle possède également des installations ailleurs au Canada et aux États-Unis.