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Crédit photo: Festival de Saint-Tite

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Rodéo - Une violence superflue

Les adversaires des rodéos croient dur comme fer que ces épreuves revêtent un caractère violent. 

Le Dr Jean-Jacques Kona-Boun dénonce particulièrement les épreuves « de lutte et de domination », telles que le terrassement du bouvillon. Pour le vétérinaire, il est impossible de garantir qu’aucune douleur ou lésion osseuse, ligamentaire, musculaire et nerveuse ne peut se produire à la suite d’un tel stress mécanique. La « brutalité » de la prise du veau au lasso est aussi « susceptible de causer des lésions laryngées, trachéales, musculaires et vertébrales ». « Il est arrivé que des veaux ne se relèvent pas », critique-t-il. À son avis, « il n’est pas moralement acceptable de soumettre des êtres vivants sensibles et ayant la capacité de souffrir (psychologiquement et physiquement) à des traitements pouvant compromettre la satisfaction de leurs besoins essentiels ou vitaux dans le seul but de satisfaire des besoins non essentiels ou non vitaux (comme le divertissement) (…) ».

La Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) de Montréal s’oppose à l’utilisation d’animaux à des fins de divertissement dans des milieux ou des conditions qui compromettent leur bien-être, comme les rodéos. Pour l’organisation, ces épreuves « assujettissent les animaux à du stress et à des souffrances inutiles pour des fins de soi-disant divertissement ».

Plus neutres

Pour sa part, l’Association canadienne des médecins vétérinaires (ACMV) accepte l’utilisation des animaux dans le cadre de spectacles et de loisirs seulement lorsque les besoins physiques, sociaux et comportementaux des animaux sont satisfaits. L’ACMV s’oppose cependant aux activités, aux concours et aux épreuves qui présentent une probabilité élevée de blessures, de détresse ou de maladies.

Au Québec, l’Ordre des médecins vétérinaires considère que l’utilisation des animaux à des fins récréatives ou de divertissement est généralement acceptable dans la mesure où les efforts nécessaires et notables sont déployés afin de respecter le concept universellement reconnu des « cinq libertés », c’est-à-dire :

– la faim et la soif;

– l’inconfort physique et la douleur;

– les blessures et la maladie;

‐ la crainte et le stress chronique;

‐ les barrières à l’expression de leurs besoins éthologiques essentiels et naturels.

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