« Je suis tellement fier de ce journal qui rend service aux agriculteurs et leur rend hommage. J’espère que j’ai pu aider, faire une différence. » – Pierre-Yvon Bégin. Photo : TCN

« Je suis tellement fier de ce journal qui rend service aux agriculteurs et leur rend hommage. J’espère que j’ai pu aider, faire une différence. » – Pierre-Yvon Bégin. Photo : TCN

Au revoir Pierre-Yvon!

Après 18 ans à œuvrer à La Terre, Pierre-Yvon Bégin, le doyen de la salle de rédaction, accroche sa plume.

Originaire de Saint-Isidore, en Beauce, Pierre-Yvon commence sa carrière journalistique à l’hebdomadaire Le Peuple, à Lévis. Par la suite, il travaille plusieurs années à titre de journaliste et de directeur de l’information pour La Tribune, de Sherbrooke.

En 2000, il débarque à La Terre de chez nous pour un remplacement temporaire. « Dix-huit ans plus tard, je suis encore là! » lance-t-il. Son premier reportage porte sur un projet de lait pour l’exportation. « Je suis tombé en bas de ma chaise de voir toute la portée de l’agriculture », raconte Pierre-Yvon aujourd’hui.

Mordu de politique, Pierre-Yvon a passé près de 10 ans à titre de correspondant parlementaire pour La Terre, à l’Assemblée nationale. Crédit photo : Archives TCN

Mordu de politique, Pierre-Yvon a passé près de 10 ans à titre de correspondant parlementaire pour La Terre, à l’Assemblée nationale. Crédit photo : Archives TCN

Au cours de sa fructueuse carrière, Pierre-Yvon a été témoin de grands moments de mobilisation des agriculteurs, tels que la caravane de Lait’espoir pour la défense de la gestion de l’offre. Au fil des reportages, Pierre-Yvon a récolté son lot d’histoires « fabuleuses ». « Les agriculteurs aiment recevoir de la visite. Je dois remercier La Terre d’avoir mis tous ces gens-là sur ma route », dit-il en souriant. Il conserve d’ailleurs de précieux souvenirs de ses rencontres avec les producteurs des quatre coins de la province. Certains personnages l’ont marqué, comme Jeannot Beaulieu, acériculteur du Témiscouata, Gabriel Belzile, producteur de lait au Bas-Saint-Laurent, et Marie-Antoine Roy, éleveur ovin de l’Estrie.

« Je dois rendre hommage aux agriculteurs, des gens extraordinaires, colorés, vrais, francs. Avec eux, tu as l’heure juste tout de suite. Aller les voir, c’est un plaisir renouvelé. La passion qu’ils ont, ça m’épate et ça m’émeut, ajoute Pierre-Yvon. Ces gens-là travaillent à développer notre pays. L’agriculture, c’est le meilleur investissement qu’un gouvernement puisse faire pour développer le territoire. »

L’avenir

Pierre-Yvon quitte peut-être sa deuxième famille, celle de La Terre, mais c’est pour mieux retrouver la sienne : son amoureuse, Johanne, ses filles Audrey et Camille ainsi que sa petite-fille Alice. Pour la suite, il ne compte pas remiser son crayon bien loin. « C’est une belle page blanche que je vais remplir avec bonheur », conclut-il.