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Pour André Mousseau et Pierrette Martel, propriétaires du Cactus Fleuri, des employés heureux ne chercheront pas de travail ailleurs, mais il est important de s’adapter à leur réalité, qu’ils soient jeunes, âgés ou handicapés. Crédit photo : Gracieuseté du Cactus Fleuri

Pour André Mousseau et Pierrette Martel, propriétaires du Cactus Fleuri, des employés heureux ne chercheront pas de travail ailleurs, mais il est important de s’adapter à leur réalité, qu’ils soient jeunes, âgés ou handicapés. Crédit photo : Gracieuseté du Cactus Fleuri

Recruter ses employés localement et les fidéliser

SAINTE-MARIE-MADELEINE — L’entreprise serricole Le Cactus Fleuri produit plus de 700 variétés de cactus et de plantes grasses et tropicales en Montérégie. Ses gestionnaires André Mousseau et Pierrette Martel ne craignent pas les défis. Ainsi, ils se sont donné pour objectif de recruter 100 % de leur personnel localement, et ils ont réussi.

Pour attirer les travailleurs de la région et les fidéliser, les dirigeants ont investi temps et énergie dans la gestion des ressources humaines. André Mousseau reconnaît aujourd’hui que des embûches ont dû être surmontées dans l’entreprise depuis sa fondation en 1976.

Au départ, les besoins en main-d’œuvre étaient planifiés selon les périodes de production, mais des postes demeuraient souvent vacants. De plus, beaucoup d’employés ne saisissaient pas bien ce que l’on attendait d’eux. Un manque de communication nuisait à la compréhension des rôles et des responsabilités de chacun. L’entreprise qui embauche une quinzaine de personnes, majoritairement des femmes, a déjà souffert d’une certaine désorganisation et de difficultés à faire appliquer ses méthodes et procédures de travail. Il fallait du changement.

De l’aide pour s’adapter

En 2017, Le Cactus Fleuri est allé chercher l’aide et l’expertise du centre d’emploi agricole, d’Emploi-Québec, d’Agriconseils et même de son personnel pour corriger la situation. « L’objectif poursuivi était d’offrir un milieu de travail respectueux, équitable et agréable pour tous, sans négliger l’efficacité et le rendement, mentionne André Mousseau. Nous nous sommes adaptés à la réalité de nos travailleurs, qu’ils soient jeunes, âgés ou handicapés. »

Selon lui, des employés heureux ne chercheront pas de travail ailleurs. Il souligne que les grandes entreprises de la Montérégie-Est offrent des salaires élevés, ce qui leur donne un réel pouvoir d’attraction. « En cette période de pénurie de main-d’œuvre, il faut procurer à ses employés un emploi à l’année et de bonnes conditions de travail si l’on veut les conserver », poursuit-il.

Depuis que les dirigeants ont fait appel à l’équipe de conseillères en ressources humaines du centre d’emploi agricole, ils se sont notamment dotés d’un organigramme, de descriptions de tâches, d’un manuel de l’employé, de procédures de travail et d’évaluations de rendement. L’échelle salariale a également été clarifiée.

Comme Le Cactus Fleuri prône l’approche humaine, des rencontres individuelles et d’équipe ont été instaurées. Celles-ci ont contribué à créer une atmosphère de travail positive.

L’entreprise invite ses employés à s’exprimer davantage pour être autonomes dans l’accomplissement de leurs tâches. On a récemment procédé à l’agrandissement des surfaces en culture et à la modernisation des technologies utilisées, et l’on vise à ce que chacun ait son espace et des méthodes de travail individualisées. 

Le Cactus Fleuri a été sélectionné par le Centre d’emploi agricole de la Fédération de l’UPA de la Montérégie pour représenter l’est cette région dans le cadre de Ma ferme, mon monde, source d’inspiration en gestion des ressources humaines, une initiative d’AGRIcarrières.