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L’équipe de la ferme Val-Lait : Luis Miguel Tajtaj Pèrez, Osman Alvarez, Walter Guzman, Rosaire Côté (copropriétaire), Gabrielle Côté, Liliane Gagnon (copropriétaire), Anthony Gingras, Luis Marroquiñ, William Côté, Jorge Arana et Billy Tajtaj. Photo : Catherine Soucy

L’équipe de la ferme Val-Lait : Luis Miguel Tajtaj Pèrez, Osman Alvarez, Walter Guzman, Rosaire Côté (copropriétaire), Gabrielle Côté, Liliane Gagnon (copropriétaire), Anthony Gingras, Luis Marroquiñ, William Côté, Jorge Arana et Billy Tajtaj. Photo : Catherine Soucy

Orientés vers la formation des employés

« Non, je ne suis pas tombée dans la marmite des ressources humaines. » C’est ainsi que Liliane Gagnon, copropriétaire de la ferme laitière Val-Lait, de Stoke en Estrie, raconte pourquoi elle a demandé de l’aide pour développer ses compétences en gestion des ressources humaines. Contrairement à Obélix qui est tombé dans la marmite de potion magique, pour elle, les RH, ce n’était rien d’acquis.

« Quand nous étions seuls, mon mari et moi, c’était plus simple, mais maintenant que l’entreprise a grossi, que nous avons engagé plusieurs employés et que trois de nos quatre enfants se sont joints à nous, c’est devenu plus compliqué à gérer », raconte Liliane Gagnon. La ferme compte maintenant 330 vaches, dont 265 en lactation, et 400 hectares de grandes cultures.  En une dizaine d’années, le nombre de travailleurs y est passé de deux à neuf.

Son mari Rosaire Côté et elle ont compris qu’il fallait utiliser l’aide des organismes impliqués en ressources humaines pour bien définir les tâches de chacun et s’assurer que tout le monde possède la formation nécessaire au bon fonctionnement de la ferme.

Le Centre d’emploi agricole de leur région, AGRIcarrières, ainsi que ses programmes FermEmploi et Agrifrancisation, ne sont que quelques-unes des ressources qui ont été mises à contribution.

« Nous consacrons 3 % de notre masse salariale à la formation. Nous sommes à l’affût de toutes celles qui sont disponibles en milieu de travail, qu’elles soient offertes par Lactanet, le CIAQ et même Service Québec », dit Liliane. On enseigne le français aux employés guatémaltèques et plusieurs d’entre eux sont inscrits à des programmes d’apprentissage en milieu de travail pour obtenir un certificat d’ouvrier ou ouvrière en production laitière.

La formation des employés et des propriétaires est l’un des grands axes d’intervention en ressources humaines de la ferme Val-Lait. L’autre, c’est l’organisation du travail. « C’est ce qui nous permet de bien définir les responsabilités de chacun. Comme ça, il n’y a pas d’ambiguïtés, dit la copropriétaire. Ça permet d’éviter les conflits. »

Les responsabilités sont données en fonction des forces de chacun. Par exemple, celui qui est bon communicateur se verra octroyer des tâches de coaching auprès d’autres employés et celle qui est perfectionniste sera orientée vers des tâches où cette qualité sera mise en valeur. Même les données de régie du troupeau sont entrées dans l’ordinateur par les travailleurs étrangers temporaires, ce qui est valorisant.

On se préoccupe d’enrichir le travail de chacun en évitant les activités trop répétitives. Les gestionnaires créent de petites équipes pour contrer le manque de contacts humains inhérents à certains travaux. Tant les membres de la famille que les travailleurs peuvent agir comme formateurs pour leurs collègues quand ils ont acquis les compétences nécessaires.

Liliane et Rosaire sont engagés dans la formation de leurs employés. Ils y croient. Ils se tournent maintenant vers un nouveau défi : écrire les protocoles pour chacune des tâches de leur production laitière en français et en espagnol. Un peu de potion magique ne nuira pas! 

La Ferme Val-Lait a été sélectionnée par le Centre d’emploi agricole de la Fédération de l’UPA de l’Estrie pour représenter cette région dans le cadre de Ma ferme, mon monde, source d’inspiration en gestion des ressources humaines, une initiative d’AGRIcarrières.