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Yves Bellavance est resté coincé 45 minutes entre la remorque remplie de balles de foin et le tracteur. Crédit photo : Gracieuseté de la CNESST

Yves Bellavance est resté coincé 45 minutes entre la remorque remplie de balles de foin et le tracteur. Crédit photo : Gracieuseté de la CNESST

Mort coincé en attelant une remorque

Une mauvaise méthode de travail explique la mort de l’ouvrier agricole Yves Bellavance, qui est demeuré coincé en voulant atteler une remorque le 4 juillet 2018 à la ferme Bertin Bellavance, à Saint-Cléophas.

C’est ce qui ressort du rapport de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), rendu public le 28 février. Le soir de l’accident, M. Bellavance a quitté seul le site d’entreposage de balles de foin avec le tracteur et la remorque, afin de revenir avec un autre chargement.

Arrivé à destination, il a stationné et dételé la remorque sur un terrain en pente, à proximité des balles. Une fois le chargement terminé, il a placé le tracteur devant la remorque pour l’atteler. Ensuite, il a soulevé le timon de la remorque et « celle-ci s’est mise en mouvement, en avançant vers le tracteur. M. Bellavance a alors été coincé au niveau du thorax entre la structure de la remorque et l’attelage du tracteur », lit-on dans le rapport. Son décès a finalement été constaté à l’hôpital.

La CNESST a donc exigé que l’employeur applique une méthode de travail sécuritaire pour atteler et dételer la remorque sans que celle-ci bouge. La ferme s’est conformée et a pu reprendre ses travaux le jour même.

L’organisme profite de l’occasion pour avertir les producteurs de vérifier que leurs équipements dépourvus d’un système de freinage ne puissent pas bouger de manière imprévue. « Il est important de vérifier les caractéristiques du sol, dont la présence de pentes, et de rendre disponibles des moyens, tels que des cales, pour maintenir l’équipement en place », souligne la CNESST.