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Le président du Conseil des vins du Québec, Louis Denault, est soulagé que l’accès direct aux épiceries soit maintenu. Photo : Vignoble Sainte-Pétronille

Le président du Conseil des vins du Québec, Louis Denault, est soulagé que l’accès direct aux épiceries soit maintenu. Photo : Vignoble Sainte-Pétronille

Majoration pour les vins québécois vendus en épicerie dès 2023

À partir de décembre 2023, les vins artisanaux québécois vendus dans les épiceries et les dépanneurs deviendront assujettis à une majoration devant être payée à la SAQ, tout comme c’est déjà le cas pour les vins importés.

L’adoption de cette mesure permet de résoudre un litige commercial entre le Canada et l’Australie qui durait depuis 2018. Ce pays avait porté plainte à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) concernant la vente du vin au Canada. Il estimait que les vins importés étaient défavorisés, contrevenant ainsi aux règles de libre-échange.

Après les autres provinces canadiennes visées, la question du Québec vient d’être réglée, ce qui met fin au litige. Jusqu’ici, les vins québécois n’étaient pas assujettis à la majoration devant être payée à la SAQ lorsque vendus en épicerie et en dépanneur, contrairement aux vins importés. Cette situation va changer.

Le ministère de l’Économie et de l’Innovation (MEI) promet toutefois d’atténuer les impacts de cette mesure et de soutenir l’industrie, assure le porte-parole Jean-Pierre D’Auteuil.

« Le gouvernement du Québec vise à ce que les producteurs artisanaux québécois ne soient pas désavantagés et qu’ils demeurent compétitifs, et ce, dans le respect des engagements internationaux. Des discussions seront engagées avec l’industrie en vue de déterminer ses besoins et d’identifier la meilleure solution pour y répondre », mentionne-t-il en précisant qu’il est trop tôt pour connaître l’ampleur de la majoration.

Le pire évité

Louis Denault, président du Conseil des vins du Québec, pense que le pire a été évité. « Il était question qu’on perde l’accès direct aux épiceries. Si c’était arrivé, ça aurait été une vraie catastrophe. Au moins, on a obtenu que nos vins ne soient pas obligés de passer par le système de distribution de la SAQ », affirme le vigneron.

Pour le moment, les vins québécois sont traités comme les vins étrangers lorsqu’ils sont vendus à la SAQ, indique Yann Langlais-Plante, porte-parole de la SAQ. « Si on prend une bouteille de vin format 750 ml à un prix de détail de 15 $, une majoration d’un peu plus de 6 $ s’applique, par exemple, peu importe la provenance. »

Il n’a pas été possible de savoir quelle majoration est appliquée pour les vins étrangers vendus à l’épicerie et dans les dépanneurs, mais celle qui sera appliquée aux vins québécois pourrait être différente, précise le MEI.