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Les VR bienvenus dans un plus grand nombre de fermes

De plus en plus de producteurs prêtent gratuitement un bout de leur terrain à des amateurs de véhicules récréatifs (VR). Une façon pour eux d’attirer plus de visiteurs durant la haute saison touristique, mais aussi de briser l’isolement social.

En 2017, Michèle Bourassa et sa fille Karine Morin ont lancé la plateforme Terroir en VR, devenue Terego, afin que les fermes agrotouristiques puissent accueillir les voyageurs membres pour une nuitée. Elles ont implanté au Québec cette formule qu’elles ont découverte lors d’un séjour en autocaravane en Nouvelle-Zélande.

Alors qu’une centaine d’entreprises agricoles faisaient partie du réseau il y a deux ans, elles sont désormais plus de 260 – majoritairement au Québec – à offrir cette opportunité, se réjouit Mme Morin. Grâce à des exploitations participantes en Ontario et dans les provinces maritimes, le réseau donne maintenant accès à plus de 700 stationnements au millier de membres inscrits à la plateforme.

L’avantage du concept, c’est que le voyageur vit une expérience unique à la ferme plutôt que de simplement faire un arrêt à la boutique du fromager, de la miellerie, du verger ou encore du vignoble. Ces touristes deviennent donc « de super bons ambassadeurs », fait valoir Karine Morin.

C’est ce que constate François-Eugène Lessard, vice-président de la Microbrasserie Nouvelle-France – associée à l’exploitation biologique du même nom – à Sainte-Angèle-de-Prémont, en Mauricie. Même s’ils ne sont pas toujours de grands consommateurs de produits à la ferme, les propriétaires de VR charmés par la beauté des lieux donnent plus de visibilité à son entreprise, mentionne-t-il.

À défaut de pouvoir sortir

La visite de ces touristes qui restent pour la nuit peut également être bénéfique aux producteurs qui n’ont pas souvent l’occasion de sortir puisqu’ils sont constamment sollicités par leur travail. « Ça nous donne la chance de parler de nos défis au quotidien, de raconter des anecdotes. Ce sont des petites vacances pour nous aussi », témoigne l’éleveur de sangliers Éric Leboeuf, du Domaine Herdman à Hinchinbrooke, en Montérégie.

Au terme de son séjour, un voyageur lui a déjà avoué avoir pris conscience de la qualité de ce qu’il mange. « Ça, c’est vraiment une paye! » lance-t-il, encore ému.

Le site Web de Terego (terego.ca) répertorie tous les producteurs participants par catégorie et par province. Les voyageurs peuvent également le consulter pour connaître les disponibilités de chacun des sites.