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Photo : Archives / TCN

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Les producteurs en serre prêts à accueillir ceux de cannabis

SAINT-HYACINTHE ‒ Les Producteurs en serre du Québec (PSQ) ont adopté une modification de leur règlement afin, entre autres, d’inclure les producteurs de cannabis au sein de leurs rangs. Les changements ont été adoptés lors de leur assemblée générale annuelle tenue le 3 novembre dans le cadre de l’Expo Québec Vert.

Lors de l’assemblée qu’il a animée avec André Mousseau, le directeur général des PSQ, Claude Laniel (à droite), a annoncé qu’il prendra sa retraite au cours de la prochaine année. Photo : Martine Veillette/TCN

Lors de l’assemblée qu’il a animée avec André Mousseau, le directeur général des PSQ, Claude Laniel (à droite), a annoncé qu’il prendra sa retraite au cours de la prochaine année. Photo : Martine Veillette/TCN

Le président des PSQ, André Mousseau, a souligné que les défis des producteurs de cannabis étaient semblables aux leurs, notamment pour leurs besoins en électricité. « On commence à discuter avec eux. On ouvre une porte », a-t-il précisé. Marcel Groleau, président de l’Union des producteurs agricoles (UPA), a de son côté mentionné que les producteurs de cannabis éprouvaient certaines difficultés à se faire reconnaître par le gouvernement et que l’UPA pouvait les aider.

Le règlement précise la définition du terme « serre » comme étant un espace de production fermé recouvert de matière transparente ou non et dont la structure porteuse permet la production durant la saison froide et correspond au Code national de construction des bâtiments agricoles.

Aide de La Financière agricole

Les PSQ souhaitent aussi obtenir plus d’aide de La Financière agricole du Québec. Ils aimeraient la création d’un programme de prêts destiné spécifiquement à l’achat d’équipement permettant la réduction des émissions de gaz à effet de serre. André Mousseau a indiqué qu’actuellement, quand les producteurs en serre essaient d’en obtenir, ils n’obtiennent que « les restes du financement ou ça coince » et ils n’arrivent pas à obtenir de montant. « Si on veut vraiment réaliser une réduction, il faut un investissement. Avant d’avoir un retour sur notre investissement, ça peut prendre des années. Ça prend quelqu’un qui vient nous accompagner », a-t-il affirmé.

Par ailleurs, un programme d’assurance production pour couvrir les risques comme ceux d’infestation, de virus ou dû aux changements climatiques est aussi dans les cartons. « Les démarches sont entamées. On veut une date et un délai de livraison », a soutenu le président.z Une étude identifiant les risques a déjà été réalisée et transmise à la Financière.


Relance du Club savoir serre

Le Club savoir serre, des Producteurs en serre du Québec, est en train de renaître de ses cendres. Ce dernier avait été actif une vingtaine d’années avant d’arrêter faute de financement. L’engouement pour les serres dans la dernière année les incite à le remettre sur pied. Il y aura un volet de formation en ligne, des témoignages de producteurs actifs ainsi qu’une visite à la ferme. L’objectif est d’améliorer les connaissances de producteurs sur le plan de la durabilité, de la salubrité et de la qualité. Une assemblée de relance est prévue le 3 décembre.