fbpx
Guy Pouliot, Christiane Gagné, Felipe Oporto Peña et Daniel Pouliot, de la Ferme Onésime Pouliot inc. Crédit photo : Gracieuseté de la Ferme Onésime Pouliot inc.

Guy Pouliot, Christiane Gagné, Felipe Oporto Peña et Daniel Pouliot, de la Ferme Onésime Pouliot inc. Crédit photo : Gracieuseté de la Ferme Onésime Pouliot inc.

Le projet familial de Felipe rendu possible

SAINT-JEAN-DE-L’ÎLE-D’ORLÉANS — Felipe Oporto Peña, travailleur étranger temporaire depuis 10 ans à la Ferme Onésime Pouliot inc., est apprécié de tous. Bien qu’il aime son travail, ce père de famille mexicain s’est mis à trouver de plus en plus difficile la séparation annuelle répétitive de son épouse et de ses trois enfants avec les années.

Il songeait même à ne pas renouveler son permis de travail pour disposer de plus de temps avec les siens. Felipe a parlé de son malaise à son employeur qui s’est montré réceptif. Des discussions ont alors été entamées et ont mené à une solution originale : faire venir sa famille au Québec de façon permanente.

Les valeurs familiales et humanitaires sont importantes pour les propriétaires de l’exploitation où l’on produit des fraises, des framboises et des patates douces, et qui représentent la septième génération sur l’île. « Nous avons décidé d’accompagner et de soutenir Felipe dans son projet familial », affirme Guy Pouliot, copropriétaire de l’entreprise qui embauche près de 225 travailleurs étrangers temporaires chaque année. Pour lui, il était inconcevable de rompre la relation d’emploi avec Felipe pour des motifs liés à son statut d’immigrant. « En plus, on l’aimait bien, c’est un bon bonhomme », a-t-il confié à La Terre.

Pour permettre à Felipe de réaliser son rêve, il fallait cependant lui assurer un emploi permanent comme superviseur. L’entreprise a alors développé un plan de carrière avec lui et reconnu ses compétences. On a également précisé les attentes et établi des objectifs clairs dans le cadre de ce nouveau poste.

Un plan de formation a été mis en place pour faciliter le travail de Felipe. Cela comprenait, entre autres, l’apprentissage du français afin qu’il puisse échanger avec les fournisseurs et les autres employés. L’entreprise l’a même dégagé de son travail afin qu’il puisse suivre des cours privés avec un enseignant. Il fallait également qu’il obtienne un permis de conduire de classe 5 afin de pouvoir se déplacer sur les différents sites de production.

À la suite de l’entrée en poste de Felipe en tant que superviseur, l’entreprise a fait appel au centre d’emploi agricole pour faire la demande de permis afin de faire venir sa famille au Canada.

Selon Christiane Gagné, responsable de l’administration et des opérations, l’équipe du bureau de la Ferme Onésime Pouliot a eu un grand rôle à jouer dans l’intégration de cette nouvelle famille de l’île d’Orléans. « Nous avons été impliqués dans les inscriptions scolaires des enfants, les échanges de courriels avec les enseignants, les rencontres de parents et à tout ce qui a trait à l’intégration de cette famille à la réalité québécoise », explique-t-elle.

Tout le monde sort gagnant de cette initiative, y compris Felipe Oporto Peña, estime-t-on à la Ferme Onésime Pouliot inc.