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Sandra Paradis en compagnie de quatre de ses filles. Photo : Gracieuseté de Sandra Paradis

Sandra Paradis en compagnie de quatre de ses filles. Photo : Gracieuseté de Sandra Paradis

Le jour de la marmotte

Les années se suivent et se ressemblent un peu trop au goût de Sandra Paradis, propriétaire avec son conjoint Delfino Tellez Jimenez de L’Arc-en-ciel du Paradis, une ferme de cinq hectares de terre où l’on cultive des petits fruits, en plus d’une variété de légumes. Les travailleurs manquent, encore cette année, et il faudra un petit miracle pour compléter les effectifs.

Delfino Tellez Jimenez

Delfino Tellez Jimenez

« Ça a toujours été difficile de trouver du monde, mais ça va de pire en pire », observe la productrice. Même les jeunes, qui composent son bassin traditionnel d’employés, font défaut. « On aime ça avoir des jeunes, les accompagner dans leur premier emploi, mais c’est difficile d’en trouver », se désole l’entrepreneure.

L’idée, dans ce contexte, ne consiste pas à peaufiner ses pratiques en matière de gestion du personnel, mais à trouver l’endroit où dénicher des travailleurs. Un des fils de Delfino arrive du Mexique, où il vit. Il restera au Québec jusqu’à la fin novembre comme travailleur étranger temporaire. Deux de ses frères se joindront aussi à l’équipe. Avec la mère de Sandra, qui travaille à la ferme de manière bénévole, L’Arc-en-ciel pourra compter sur six paires de bras, sans compter les stagiaires en agronomie de l’Université Laval qui rejoindront le groupe. « Cette année, on a la chance d’en avoir deux, mais l’an passé, malgré tous les efforts et le fait que les maîtres de stage connaissent bien notre entreprise, on n’a eu personne », signale la productrice.

Les bras pourraient néanmoins manquer pour les récoltes. Là-dessus, Sandra Paradis compte sur sa bonne étoile et ses relations avec des organismes de la région qui travaillent notamment auprès de jeunes atteints de limitations intellectuelles. « Les personnes autistes veulent tellement bien faire leur ouvrage. C’est vraiment le fun. Il faut juste savoir s’adapter et prendre le temps avec eux », mentionne la productrice, qui voit l’autocueillette comme la solution la plus probable à ses problèmes de recrutement.

La ferme L’Arc-en-ciel du Paradis a été sélectionnée par le Centre d’emploi agricole de la Capitale-Nationale–Côte-Nord dans le cadre de l’édition spéciale Nos Étoiles. Celle-ci met en lumière l’évolution des pratiques RH des entreprises agricoles ayant déjà participé au concours Ma ferme, mon monde, une initiative d’AGRIcarrières. En novembre, vous serez invités à voter pour votre entreprise coup de cœur. Restez à l’affût!

Claude Fortin, collaboration spéciale