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Le Berger Blanc: le MAPAQ intervient

La fourrière devra se soumettre à des conditions bien précises.

La diffusion d’un reportage de l’émission Enquête sur les mauvais traitements infligés aux animaux de compagnie à la fourrière privée Le Berger Blanc de Montréal soulève l’indignation de l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec (OMVQ) et force le ministère de l’Agriculture du Québec (MAPAQ) à resserrer l’encadrement de l’établissement.

Le reportage-choc diffusé le 21 avril présentait des images d’une grande cruauté envers les animaux confiés à la compagnie Le Berger Blanc de même que des pratiques d’euthanasie illégales. Dès le lendemain de la diffusion, l’Ordre dénonçait « avec vigueur » ces pratiques. « La situation qui prévaut est inacceptable et des mesures et sanctions sévères seront prises », assure l’Ordre. Cette dernière est formelle : « Aucune cruauté envers les animaux ne peut être tolérée dans notre société. (…) Ce qui a été diffusé est contraire aux normes de pratique, aux règlements en vigueur et à la Loi sur les médecins vétérinaires », insiste l’organisation qui poursuit son enquête.

Un règlement sur la sécurité et le bien-être des chiens et des chats est actuellement en rédaction au ministère de l’Agriculture du Québec (MAPAQ). La Loi sur la protection sanitaire des animaux sera également révisée afin de revoir à la hausse les amendes et les pénalités prévues à l’égard des propriétaires ou gardiens qui infligent de mauvais traitements aux animaux, rassure l’OMVQ. Le 4 mai, le MAPAQ ordonnait à la fourrière de se soumettre à des conditions bien précises. Dorénavant, toutes les euthanasies devront être faites dans une plage horaire prédéterminée et limitée, sous la supervision étroite d’un vétérinaire, et ce, dans le respect du bien-être animal. De plus, toutes les cages et tous les enclos devront être suffisamment grands pour permettre à chaque animal de se tenir debout normalement, de se tourner facilement et de se coucher en position complètement allongée. Le nombre d’animaux gardés ne devra pas dépasser la capacité d’hébergement de l’établissement. Finalement, des inspections aléatoires seront effectuées pour veiller au respect de l’ordonnance, indique le MAPAQ.

De leur côté, deux des dix arrondissements de la Ville de Montréal ont mis fin à leur contrat avec Le Berger Blanc, dont le président Pierre Couture réfute les accusations. « L’employé fautif a alors été suspendu pour fins d’enquête interne puis congédié par la suite. Nous désirons rassurer la population et lui exprimer tout notre désarroi et notre tristesse face à cet événement isolé, qui ne reflète en rien nos méthodes usuelles », a-t-il écrit sur le site Internet de son entreprise. Une pétition contre les pratiques du Berger Blanc circule sur Internet depuis décembre 2010. De plus, deux manifestations pour mettre fin aux fourrières à but lucratif, à Montréal et à Québec, sont prévues le 13 mai prochain.