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Philippe Benoit et Maxime Dion croient que les contacts humains avec les consommateurs peuvent améliorer l’image de l’agriculture et attirer la main-d’œuvre. Photo : Gracieuseté de la Ferme la Bourrasque

Philippe Benoit et Maxime Dion croient que les contacts humains avec les consommateurs peuvent améliorer l’image de l’agriculture et attirer la main-d’œuvre. Photo : Gracieuseté de la Ferme la Bourrasque

La valorisation de l’agriculture comme appât pour la main-d’œuvre

Pour attirer et fidéliser leurs 13 employés, Philippe Benoit et Maxime Dion, les propriétaires de la ferme maraîchère La Bourrasque, de Saint-Nazaire-d’Acton en Montérégie, misent sur l’humain et son contact avec la terre.

Ils estiment qu’il faut valoriser le travail en agriculture et communiquer sa beauté ainsi que sa noblesse. À cause de l’actualité, des discussions sur le libre-échange puis de l’économie en général, la population en est venue, selon eux, à considérer les produits agricoles comme une marchandise. Elle oublie parfois que derrière chaque aliment, il y a toujours eu l’apport d’un « œil humain » qui l’a vu grandir et a prévu sa maturité.

Ce couple marié n’a pas le parcours habituel des propriétaires d’une ferme maraîchère. Maxime est détenteur d’une maîtrise en théâtre à l’Université du Québec à Montréal et Philippe, d’un baccalauréat en production cinématographique de l’Université Concordia.

Ces fermiers de famille cultivent leurs légumes biologiques sur cinq ­hectares avec entre autres deux serres de 3500 pieds carrés chacune et des tunnels chenilles. La ferme compte cinq autres hectares en engrais verts et encore cinq de boisés. Ils remplissent ainsi 450 paniers bio hebdomadaires et vendent leurs produits dans deux marchés publics, des écoles primaires, des épiceries et un kiosque à la ferme.

« Je suis né dans une ferme laitière. Je vendais des tomates à mes professeurs du primaire. J’ai toujours été fasciné par la production maraîchère », explique Philippe.

Conditions de travail

Philippe et Maxime ont voulu offrir de bonnes conditions de travail pour garder leurs employés. Ils ont fait appel au centre d’emploi agricole et au réseau Agriconseils de leur région pour implanter une structure et des outils de gestion des ressources humaines.

Avec l’aide d’une conseillère, ils se sont dotés d’un organigramme et de procédures d’accueil, d’intégration et d’évaluation des employés. La mise en place d’une échelle salariale claire a également contribué à la cohésion de leur équipe. Les propriétaires accordent aussi de ­l’importance à l’équité et reconnaissent l’expérience acquise par chacun à la ferme. Une attention particulière a été portée à l’inclusion de la diversité de la main-d’œuvre qui était composée de gens d’horizons différents dont des membres de la communauté LGBT, des véganes, des citadins, des stagiaires et des professeurs. Deux rencontres par semaine avec tous les employés ont aidé à conserver un bon esprit d’équipe.

« Nous avons fait des efforts en ergonomie pour faciliter le travail aux champs qui est plus exigeant. Nous cherchons à réduire les flexions et favoriser le travail assis quand c’est possible », explique Philippe.

La Ferme la Bourrasque a été sélectionnée par le Centre d’emploi agricole de la Fédération de l’UPA de la Montérégie pour représenter l’est cette région dans le cadre de Ma ferme, mon monde, source d’inspiration en gestion des ressources humaines, une initiative d’AGRIcarrières.