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Francine Héroux et Maïka Lemire, de la Ferme horticole Gagnon à Trois-Rivières, ont ouvert leur kiosque de fraises le 26 mai. Photo : Gracieuseté de David Lemire

Francine Héroux et Maïka Lemire, de la Ferme horticole Gagnon à Trois-Rivières, ont ouvert leur kiosque de fraises le 26 mai. Photo : Gracieuseté de David Lemire

La saison des fraises commence… avec dix jours d’avance

Après les producteurs d’asperges, au tour des producteurs de fraises de profiter des chaleurs précoces survenues à la mi-avril. Dans plusieurs régions du Québec, la récolte est commencée environ 10 jours à l’avance par rapport à la normale.

« C’est décollé déjà », indique David Côté, de Saint-Paul-d’Abbotsford en Montérégie, dont la récolte de primeurs aux champs et la vente en kiosque se sont amorcées la semaine dernière. « On commence la livraison en magasin demain », a-t-il par ailleurs indiqué le 26 mai.

Pour la première fois ce printemps, l’agriculteur a commercialisé des fraises de serre produites dans ses nouvelles installations datant de 2019. « Ça a bien répondu; on a presque tout vendu déjà », souligne-t-il, expliquant avoir l’intention désormais de cultiver des fraises en serre chaque automne et chaque printemps.

Avance généralisée dans les différentes régions

À l’île d’Orléans, Guy Pouliot se donnait quant à lui pour objectif la semaine dernière de commencer la cueillette de fraises au 1er juin, soit presque deux semaines à l’avance par rapport à la moyenne dans cette région du Québec.

David Lemire, président de l’Association des producteurs de fraises et framboises du Québec, fait remarquer que la situation est particulière cette année. « D’habitude, il y a plus de décalage entre les régions pour le début des récoltes. Cette année, il y aura beaucoup de volumes en même temps, un peu partout au Québec », prévoit-il. Cet agriculteur de Trois-Rivières en Mauricie en était d’ailleurs à sa première journée de récoltes aux champs, le 26 mai. « D’habitude, on commence plus autour du 7 juin », donne-t-il en exemple.

Frappé par les gels

Gino Maynard, producteur à Saint-Paul-d’Abbotsford, a pour sa part eu moins de chance que ses confrères. « J’ai perdu ma première batch de fraises à cause des gels en mai », indique celui qui, pour cette raison, envisage de commencer la vente de ses petits fruits vers le 10 juin. « C’est certain que c’est un risque quand ça commence tôt. Certains producteurs ont perdu leurs premières fraises, parce qu’il a fait froid après les chaleurs d’avril, en effet », ajoute David Lemire.