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Avec la fermeture de l’usine de la rue Saint-Jacques, à Saint-Hyacinthe, Olymel relocalisera ses activités d’emballage et d’entreposage dans ses autres usines et entrepôts du Québec. Photo : Archives/TCN

Avec la fermeture de l’usine de la rue Saint-Jacques, à Saint-Hyacinthe, Olymel relocalisera ses activités d’emballage et d’entreposage dans ses autres usines et entrepôts du Québec. Photo : Archives/TCN

La restructuration se poursuit dans les usines d’Olymel

Le transformateur Olymel, dont les activités d’abattage et de transformation de porc frais traversent une période difficile, a récemment annoncé la relocalisation des activités d’emballage et d’entreposage de son usine de la rue Saint-Jacques, à Saint-Hyacinthe, en Montérégie. Cette installation ­fermera ses portes le 10 février prochain.

La centaine d’employés qui y travaillent pourront être relocalisés, s’ils le souhaitent, dans les autres usines d’Olymel de la région, a spécifié l’entreprise dans un communiqué. Rappelons qu’une réduction des activités d’emballage de cette usine avait déjà été annoncée le 8 juillet.

« L’emballage des produits sera relocalisé dans les quatre principales usines d’abattage et de transformation d’Olymel au Québec, qui sont en mesure de le faire elles-mêmes. L’entreposage sera quant à lui réassigné dans nos autres centres de distribution », mentionne Richard Vigneault, responsable des communications pour l’entreprise. Ce dernier précise qu’une telle réorganisation permettra de faire des ­économies d’échelle, en sauvant du temps et des frais de transport de marchandises.

Le président-directeur général d’Olymel, Yanick Gervais, a de son côté précisé que cette fermeture s’inscrit dans le cadre de la réorganisation du secteur du porc frais, alors que les volumes de produits à emballer connaissent une diminution. « Fermer l’usine de Saint-Hyacinthe fait partie des mesures difficiles, mais nécessaires et responsables pour que le secteur du porc frais retrouve le chemin de la rentabilité après avoir subi de plein fouet depuis deux ans les impacts de la pandémie de COVID-19, de la pénurie de main-d’œuvre, de l’incertitude des marchés et de plusieurs autres facteurs qui composent une conjoncture défavorable », a-t-il expliqué.

Fin de la production de saindoux

Parce que des investissements importants devaient être faits au fondoir de cette usine de Saint-Hyacinthe, Olymel a également décidé d’abandonner la production de graisses et d’huiles comme le saindoux, qu’elle produisait uniquement à cet endroit. La matière première servant à cette production sera désormais vendue à une entreprise externe qui en assurera la transformation. 

Entente de cinq ans à l’usine de Saint-Henri

Les 500 employés de l’usine de surtransformation de viande de porc Lafleur, une filiale d’Olymel située à Saint-Henri, dans Chaudière-Appalaches, ont accepté un nouveau contrat de travail qui les lie à leur employeur pour les cinq prochaines années. La nouvelle convention collective prévoie entre autres des augmentations salariales de 13 % dès la première année et de 3 % chaque année subséquente, pour une moyenne de 5 % par année. Les négociations entre l’employeur et les employés, représentés par les Travailleurs et travailleuses unis de l’alimentation et du commerce, étaient en cours depuis septembre.