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Entourés de leurs employés, les propriétaires de Notre Petite Ferme, James Thompson et Geneviève Grossenbacher, produisent suffisamment de fruits et de légumes sur leur petite parcelle pour garnir 350 paniers bio chaque semaine. Crédit : Gracieuseté de Notre Petite Ferme

Entourés de leurs employés, les propriétaires de Notre Petite Ferme, James Thompson et Geneviève Grossenbacher, produisent suffisamment de fruits et de légumes sur leur petite parcelle pour garnir 350 paniers bio chaque semaine. Crédit : Gracieuseté de Notre Petite Ferme

La prévention avant tout

Les fermiers de famille Geneviève Grossenbacher et James Thompson, propriétaires de l’entreprise maraîchère Notre Petite Ferme en Outaouais, ont adopté une gestion des ressources humaines qui met l’accent sur la santé et la sécurité au travail. « Ici, une simple coupure à la main est consignée dans un registre qui est analysé à la fin de la saison pour apporter des changements de pratiques si nécessaires », indique Geneviève.

Le couple à la tête d’une production intensive biologique sur 1,75 ha, dont 50 % en engrais vert, considère que les petits accidents à la ferme sont trop souvent banalisés. C’est pourquoi chaque année, les trois travailleurs saisonniers et les trois permanents, dont font partie les propriétaires, reçoivent non seulement une copie du manuel de l’employé, mais également un exemplaire du manuel de santé et sécurité. L’un d’entre eux est aussi désigné superviseur en santé et sécurité pour la saison.

Deux heures de formation

Lors de la première journée de travail d’un employé, pas moins de deux heures sont consacrées à une formation sur la sécurité. On y aborde des sujets comme les dangers spécifiques à la ferme, comment soulever des charges, les postures à adopter pour récolter sans se blesser, l’utilisation sécuritaire de tracteurs et d’outils ainsi que la consommation de drogues et d’alcool. 

Une trousse de premiers soins, des fiches de santé et sécurité au travail, plusieurs masques, des lunettes de sécurité et des gants ont été placés dans la salle des employés. Un budget de 300 $ par année est alloué à chacun pour son équipement de sécurité personnel.

« Au cours de la formation, nous abordons également les thèmes du harcèlement psychologique et sexuel. Pour nous, il n’y a pas de place pour les commentaires désobligeants sur le sexe, la religion ou l’origine ethnique de nos travailleurs », précise-t-elle.

Comme l’entreprise tient un kiosque de fruits et légumes à la ferme, la sécurité des clients, de leurs enfants et des visiteurs est primordiale. « Il n’y a rien de dangereux dans notre environnement, poursuit Geneviève. Pas question qu’un enfant marche sur un clou ici. Vous pouvez venir nous voir. »

Les lieux de travail sont aménagés pour faciliter les tâches des employés. Dans les serres, la hauteur des tables est ajustée de façon ergonomique. Il en va de même dans la salle de lavage, où l’on a réduit le nombre de charges à soulever. Un drain a d’ailleurs été posé au plancher afin que les employés restent au sec. À la suggestion de l’un d’eux, l’installation d’un système de boyaux aériens est prévue, ce qui évitera de s’enfarger en se déplaçant. « Nos employés sont notre ressource première; nous voulons bien les traiter », conclut Geneviève Grossenbacher.