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Jessica Gauthier a grandi avec les chevaux. Elle voue aujourd’hui une grande passion aux rodéos et à… la mode western! Crédit photo : Martin Ménard/TCN

Jessica Gauthier a grandi avec les chevaux. Elle voue aujourd’hui une grande passion aux rodéos et à… la mode western! Crédit photo : Martin Ménard/TCN

La performance au féminin

SAINT-HYACINTHE — La relève féminine du Québec impressionne dans l’univers du rodéo. Jessica Gauthier, 23 ans, s’est classée au 15e rang en Amérique du Nord. Et elle n’est pas la seule Québécoise à se démarquer.

« Nathalie Martel, Édesse Descôteaux… il y en a plusieurs autres qui performent bien et qui vont aux États-Unis pour compétitionner », dit celle qui a remporté la première position de la course de barils au prestigieux Festival western de St-Tite, l’an dernier.

Sur la route

Monter sur les podiums des rodéos ne se fait pas en claquant des doigts. Jessica et ses parents parcourent la province durant la belle saison afin de participer au plus grand nombre de rodéos possible. Lorsque La Terre l’a rencontrée, la jeune femme compétitionnait à Saint-Hyacinthe, pour ensuite partir dans la nuit vers le Lac-Saint-Jean, pour un autre rodéo. « Il ne faut pas tenir compte de l’heure à laquelle on se lève et on se couche, et il faut aimer vivre sur la route. Ce qui fait la différence, c’est bien sûr le cheval, mais aussi l’expérience. Les terrains sont différents d’un rodéo à l’autre. Tu dois avoir de la vitesse et de la stabilité avec ton cheval. C’est un cheminement », raconte-t-elle.

Méthodique, Jessica prend des notes après chaque rodéo, sur le parcours et sur les lieux, afin de s’améliorer. « Ma passion, c’est d’amener un cheval à son plein potentiel. C’est d’ailleurs une histoire de famille, car mon grand-père entraînait des chevaux et mes parents entraînent des chevaux », dit la jeune cavalière. Elle cite d’ailleurs son grand-père, qui lui répétait toujours que pour qu’un cheval soit gagnant, il faut l’écouter et être conscient de ce qu’il aime et n’aime pas. À long terme, la cowgirl caresse le rêve de compétitionner dans les ligues majeures, c’est-à-dire uniquement aux États-Unis. « Participer aux 60 rodéos américains représente un budget d’environ 100 000 $. Il faut de gros commanditaires et ce n’est pas évident », précise-t-elle.

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