Éléonore Macle a pris la relève de ses parents, Christian et Viviane Macle, à la tête de l’entreprise Intermiel en 2006. Crédit photo: Reine Côté

Éléonore Macle a pris la relève de ses parents, Christian et Viviane Macle, à la tête de l’entreprise Intermiel en 2006. Crédit photo: Reine Côté

Intermiel recrute avec les réseaux sociaux

MIRABEL — Originalité et visibilité accrue pour un plus large éventail de candidatures ciblées : voilà le défi relevé par Éléonore Macle, directrice de l’entreprise Intermiel, à Mirabel, qui a décidé de profiter du phénoménal engouement des réseaux sociaux pour y recruter ses nouveaux employés.

Sur ses pages Facebook et Instagram, Intermiel propose des annonces colorées et détaillées à l’aide de pictogrammes. Chacune d’elles a un cachet visuel unique afin de capter l’attention et informe les visiteurs des exigences du poste et des aptitudes recherchées à l’aide de symboles faciles à comprendre. Un style d’affichage tranchant nettement sur la concurrence, où le recrutement conventionnel est encore de mise.

Éléonore Macle se félicite aujourd’hui de son audace. En adoptant cette approche de recrutement il y a deux ans, elle a vu le nombre de candidatures augmenter considérablement. Sa page Facebook compte 17 000 membres. Les publicités y profitent donc d’une belle visibilité.

C’est pourquoi elle a confié à une designer graphique le mandat de concevoir de nouvelles publicités attrayantes, qui ressortiraient du lot.

Stratégie rentable

L’idée derrière cette stratégie Web? « Dans un milieu plus conservateur, comme le milieu agricole, on a voulu se montrer innovants, faire preuve d’une certaine originalité dans les offres de candidatures », explique celle qui a pris la relève de ses parents à la direction de l’entreprise en 2006.

« Les plateformes plus traditionnelles [de publication d’offres d’emplois] ne répondaient plus à nos besoins puisqu’elles ne permettaient pas de laisser transpirer la couleur de l’entreprise et son image de marque », insiste Mme Macle.

L’an dernier, le poste de journalier en acériculture affiché sur Facebook a atteint quelque 16 000 personnes, et pas moins de 750 visiteurs ont cliqué sur l’annonce. « C’est énorme », souligne avec enthousiasme Mme Macle.

L’aspect visuel accrocheur a eu l’effet escompté. Des gens en ont parlé. « Ç’a fait boule de neige et ç’a fait parler de l’entreprise, assure la directrice d’Intermiel. Je ne voudrais pas compter
uniquement là-dessus, mais c’est une belle piste. »

Avec ses 8 000 ruches, son érablière de 14 000 entailles et ses 600 pommiers, l’entreprise du rang de La Fresnière, en activité depuis 1976, accueille plus de 100 000 visiteurs annuellement grâce à sa vocation agrotouristique.

Au fil des ans, Intermiel a élargi ses marchés. Bien que l’ensemble des produits emprunte essentiellement les routes du Québec et du Canada, ses alcools intéressent l’Asie et les États-Unis. Au plus fort de la saison, l’entreprise embauche plus de 70 ouvriers, dont une quarantaine de travailleurs étrangers pour le volet apicole.

Pour Intermiel, une seule publicité sur les réseaux sociaux permet d’un seul coup d’aller recruter un maximum de travailleurs. Le recrutement Web : une stratégie rentable.

Reine Côté, collaboration spéciale