Un tunnel servant à la culture des légumes a été détruit par les vents le 4 mai dernier, à Compton, en Estrie. Crédit photo : Gracieuseté de Josée Gaudet

Un tunnel servant à la culture des légumes a été détruit par les vents le 4 mai dernier, à Compton, en Estrie. Crédit photo : Gracieuseté de Josée Gaudet

Les forts vents font des ravages

Les forts vents du 4 mai dernier ont causé des dommages dans le sud de la province. En Montérégie, des serres de concombres anglais des Entreprises agricoles André Michaud, à Beauharnois, ont été complètement détruites. « Je cultive depuis 30 ans et je n’avais jamais vu ça, raconte Benoît Michaud, propriétaire de l’entreprise. On est habitués à des vents, mais pas de cette force-là. C’était presque une tornade. »

Une partie de la production a aussi écopé. « On essaie de sauver ce qu’on peut. J’ai été capable de faire des murs entre des chapelles, mais il y a au moins 18 000 pi2 de serre où j’ai tout perdu, dit-il. Dire que j’avais installé des plastiques neufs partout l’an dernier! » M. Michaud évalue les dommages à plusieurs milliers de dollars.

Serres Lefort

À Sainte-Clotilde-de-Châteauguay, les Serres Lefort ont aussi subi d’importants dégâts estimés à quelques centaines de milliers de dollars, selon le président et fondateur, Sylvain Lefort. Les installations de l’entreprise ont été malmenées. « Je n’ai jamais vu ça de ma vie, soutient Sylvain Lefort. On a enregistré des vents de 115 km/h pendant trois ou quatre heures! »

Heureusement pour lui, la production des serres a été épargnée. « On a énormément de dommages matériels […]. Une bonne partie des toiles protectrices sont à changer et la structure a été endommagée à bien des endroits. » M. Lefort évalue à un ou deux mois le temps nécessaire pour tout remettre en place.

En Estrie aussi

À Compton, en Estrie, un tunnel servant à la culture des légumes a été détruit à la ferme Les Vallons maraîchers, sur le chemin de Hyatt’s Mills. « On venait tout juste de le monter pour être capables de planter en vue des primeurs pour les marchés publics, raconte le propriétaire, Jacques Blain. On devra rebâtir avant de semer. »

Les dégâts sont estimés à 5 000 $. « C’est plate, mais ça aurait pu être pire. On va se retrousser les manches. »