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Fin de l’entente entre Service Canada et les CEA

Tel que publié dans La Terre de chez nous

À compter du 31 mars prochain, les Centres d’emploi agricole (CEA) ne bénéficieront plus du financement du gouvernement fédéral pour effectuer l’analyse et le traitement de demandes d’employeurs agricoles souhaitant engager des travailleurs étrangers temporaires.

C’est 200 000 $ que les CEA ne toucheront plus pour accompagner les producteurs. Cette annonce exercera peu d’impact sur l’embauche cette année, puisque près de 90 % des demandes pour la saison 2014 sont terminées. Mais des solutions devront être trouvées à l’avenir pour pallier le retrait du fédéral.

« Ce n’est pas tant la coupe qui est importante comme le geste d’Agriculture Canada. C’est une perte de reconnaissance du gouvernement fédéral du travail effectué par les CEA dans le recrutement de la main-d’œuvre », déclare Pierre Lemieux, 1er vice-président de l’Union des producteurs agricoles (UPA).

Les CEA vont continuer d’offrir un service d’accompagnement aux producteurs pour s’assurer que les dossiers sont bien montés, soutient M. Lemieux : « En apparence, le gouvernement fédéral semble rendre le processus plus accessible. Mais dans les faits, les employeurs vont devoir respecter les mêmes exigences, notamment celles de remplir des formulaires et de démontrer les efforts de recrutement de main-d’œuvre québécoise. »

Si tout un chacun remplit ses dossiers, est-ce qu’il y aura des délais dans leur traitement? Les CEA facilitaient la tâche aux employeurs agricoles et aussi celles des deux paliers de gouvernement : « Si on laisse les producteurs faire leurs demandes individuellement, rien ne nous garantit des délais de traitement raisonnables. Si des erreurs se glissent dans les formulaires soumis et que les dossiers traînent, on va être pris à gérer l’insatisfaction des producteurs », ajoute Pierre Lemieux.

Le ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles du Québec doit également donner son accord pour l’embauche des travailleurs étrangers temporaires. Ainsi, des rencontres sont prévues afin de trouver de nouvelles façons de faire qui ne pénaliseront pas les producteurs et n’engendreront pas de délais supplémentaires dans le traitement des demandes.