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Le bullfighter Dominic Roy mentionne qu’affronter un taureau pendant 30 secondes demande « autant d’énergie que travailler 40 heures ». Crédit photo : Martin Ménard/TCN

Le bullfighter Dominic Roy mentionne qu’affronter un taureau pendant 30 secondes demande « autant d’énergie que travailler 40 heures ». Crédit photo : Martin Ménard/TCN

Il élève et affronte les taureaux les plus dangereux

SAINT-PAUL — Dominic Roy fait sa marque en Amérique du Nord en tant qu’affronteur de taureaux. Dans le jargon, c’est un bullfighter. Le cowboy dans la mi-trentaine peut affronter un taureau pour protéger un cowboy en mauvaise posture ou le faire volontairement, pour le sport.

« Le bullfighting est une discipline qui gagne en popularité à travers le monde. Tu te places dans l’arène et tu demandes qu’on ouvre la porte de l’enclos du taureau. Lorsqu’il sort, il te charge et plus tu te mets à risque, plus tu amasses des points. Tu dois l’esquiver pendant au moins 40 secondes. Ensuite, tu peux continuer 20 secondes de plus pour montrer ton sang-froid et tes feintes. Si tu perds le contrôle, tu perds des points », décrit M. Roy.

Sans surprise, les blessures sont monnaie courante… chez le cowboy! Dominic Roy montre les cicatrices à son poignet droit, où l’os est ressorti après qu’un taureau l’ait projeté au sol. « Contrairement à ce que les gens pensent, ce n’est pas te faire lancer dans les airs par le taureau qui fait le plus mal, c’est quand tu te retrouves sous lui et qu’il te piétine. C’est comme tout sport extrême, il y a des risques », reconnaît-il.

Sa passion pour ce sport l’a conduit il y a cinq ans à élever ses propres bêtes et à organiser lui-même des événements. Il prétend que ses taureaux de race Pure Mexican Fighting Bull sont les plus agressifs au monde. « C’est une race créée pour ça. En groupe, ils sont moins dangereux, mais seuls, ils cherchent immédiatement à charger. Ces animaux, tu ne leur tournes jamais le dos », assure M. Roy.

Il achète de nouvelles bêtes chaque saison afin d’avoir les sujets les plus agressifs possibles. C’est ce qui donne le meilleur spectacle. « Dans l’arène, on danse avec des taureaux de combat. C’est un grand danger, mais c’est indescriptible, l’adrénaline que procure le fait d’affronter un tel animal et de réussir à passer à travers », assure-t-il.

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