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Décédé à l’âge de 68 ans, le « jardinier paresseux », comme il s’appelait lui-même, a laissé une œuvre colossale derrière lui, contribuant à démocratiser le jardinage auprès de plusieurs générations. Photo : Le Soleil, Yan Doublet

Décédé à l’âge de 68 ans, le « jardinier paresseux », comme il s’appelait lui-même, a laissé une œuvre colossale derrière lui, contribuant à démocratiser le jardinage auprès de plusieurs générations. Photo : Le Soleil, Yan Doublet

Des milliers de jardiniers rendent hommage à Larry Hodgson

Preuve de l’immense contribution de Larry Hodgson au monde horticole, des milliers de jardiniers du dimanche et professionnels ont tenu à saluer la mémoire du chroniqueur et blogueur, décédé le 26 octobre 2022 des suites d’une longue maladie.

À l’annonce de son décès, les témoignages et les vœux de condoléances ont afflué sur sa page Facebook. Plusieurs lecteurs de différentes générations ont affirmé que Larry Hodgson avait éveillé chez eux la passion du jardinage, tout en soulignant sa gentillesse, son humour et son érudition. 

Diagnostiqué d’une fibrose pulmonaire dégénérative en 2016, le jardinier s’est éteint à l’âge de 68 ans après avoir eu recours à l’aide médicale à mourir. Il était entouré de sa famille proche. « Ses derniers jours ont été confortables et sereins », a confié Mathieu, son fils, dans une longue publication sur le blogue du Jardinier paresseux, nom de plume de son père. 

Une longue et prolifique carrière

Fasciné par les plantes dès son enfance, Larry Hodgson a commencé sa carrière comme pigiste au journal Le Soleil en 1984, collaboration qu’il a cultivée jusqu’à la toute fin en signant une dernière chronique quelques jours avant son décès. Chroniqueur à la télévision et à la radio, il a été de 1990 à 1994 le premier rédacteur de la revue Fleurs, plantes et jardins et a continué d’écrire dans ses pages jusqu’en 2016. On lui doit également 65 ouvrages en français et en anglais, publiés au Canada et aux États-Unis. 

Dès ses débuts, son approche au jardin, à la fois simple, accessible et basée sur la science, a contribué à démocratiser le loisir horticole pour des milliers de jardiniers amateurs du Québec et dans le monde. 

« J’ai appris à jardiner avec mon père [à Scarborough, en banlieue de Toronto]. Je reste au niveau des gens. Je ne me trouve pas prétentieux, alors que d’autres auraient pu le devenir. Ce n’est pas mon style », avait-il expliqué dans une entrevue dans Le Soleil. 

Son état de santé

En juillet dernier, Larry Hodgson avait annoncé que son état de santé se détériorait rapidement. Malgré la maladie, il tenait à alimenter de façon quotidienne son blogue et à répondre aux courriels de ses lecteurs. ­Afin de perpétuer l’héritage du « jardinier paresseux », son fils Mathieu a repris le flambeau. 

À l’occasion de son exposition annuelle, Québec Vert a rendu hommage à Larry Hodgson en présence de son fils et de représentants de l’industrie. La fédération a par ailleurs annoncé la création d’un prix en son honneur, qui récompensera chaque année un communicateur ou une communicatrice horticole s’étant distingué par ses efforts de vulgarisation.


Cet article a été publié dans notre cahier spécial Fruits et légumes du Québec, paru dans La Terre de chez nous du 9 novembre 2022.