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Philippe Quinn a dû défendre son entreprise sur Facebook. Photo : Gracieuseté de la Ferme Quinn

Philippe Quinn a dû défendre son entreprise sur Facebook. Photo : Gracieuseté de la Ferme Quinn

Déferlement de commentaires d’activistes véganes

Les propriétaires de la Ferme Quinn, de Notre-Dame-de-l’Île-Perrot, ont dû modérer des dizaines de commentaires après que des activistes véganes se soient mis à les accuser « d’abuseurs d’animaux » en raison des tours de poneys offerts aux enfants sur leur site.

« Ma femme pleurait le soir tellement elle était découragée », raconte Philippe Quinn. Au début d’octobre, une militante a écrit un premier message sur la page Facebook de l’entreprise pour accuser la ferme d’abus et de maltraitance sur les poneys, après une visite. S’en est suivi une déferlante de commentaires haineux de dizaines d’activistes, dont plusieurs résidents de l’extérieur du pays, fait remarquer M. Quinn.

Même si ces accusations ne sont pas fondées, cela a amené l’entreprise à reconsidérer les tours de poneys pour l’automne prochain. M. Quinn est toujours en réflexion, car il n’a pas envie de leur « donner raison ».

Dans une longue publication Facebook qui a été aimée et partagée par des centaines de personnes, le producteur a rectifié le tir au sujet du bien-être des poneys qui appartiennent à l’un de ses amis. « Ses poneys, il s’en occupe très bien! Ils sont nourris, mais pas obèses, ils travaillent deux jours par semaine, cinq heures par jour, avec une pause d’une heure le midi et une autre de 30 minutes l’après-midi. » M. Quinn en a également profité pour inviter les gens à prendre le temps de s’informer « avant de jeter l’huile sur le feu et de se prononcer d’un bord ou l’autre du débat en dégradant la réputation d’un individu, d’une entreprise ou d’un métier ».

En réaction à cet événement, la Ferme Quinn a pris une nouvelle mesure pour éviter les dérapages sur sa page Facebook en activant la fonction automatique de modération des commentaires par mots-clés. 

Une téléspectatrice choquée

L’éleveuse porcine Claude-Émilie Canuel a participé à l’émission Zone franche sur les ondes de Télé-Québec, dont le thème était « Pour ou contre la consommation de viande? »

L’agricultrice Claude-Émilie Canuel, de la Ferme Les cochons du Roy, à Saint-Michel-de-Bellechasse, a reçu quelques commentaires désobligeants à la suite de son passage à l’émission Zone franche, sur les ondes de Télé-Québec, à la fin septembre.

L’éleveuse porcine faisait partie d’un panel de six intervenants pour débattre du thème « Pour ou contre la consommation de viande? » Elle en a profité pour informer le public sur les bonnes conditions d’élevage de son troupeau. « Ça ne veut pas dire que parce qu’on a un grand volume que c’est moins bien fait [notre production]. […] On veut continuer à faire notre métier parce qu’on aime ce qu’on fait. On aime nos animaux. »

Cette déclaration n’a pas manqué de choquer une téléspectatrice, qui a dénigré la productrice en message privé sur la page Facebook des Cochons du Roy, la félicitant sur un ton sarcastique de « gagner sa vie en maltraitant les animaux » et lui demandant si elle aime ses enfants autant que ses animaux.

« On a beau faire tous les efforts qu’on peut, ce ne sera jamais suffisant pour eux [les militants véganes]. Ça nous prend beaucoup d’énergie pour répondre et c’est souvent un dialogue de sourds », considère-t-elle.

Toutefois, Mme Canuel veut continuer à faire la promotion des bonnes pratiques de son élevage comme elle a tenté de le faire sur un ton posé lors du panel l’émission à Télé-Québec. « Si on veut se faire entendre, il faut être capable de discuter et de faire valoir notre point avec les bons mots et une bonne attitude. De pogner les nerfs, ça nous fait juste mal paraître. »