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Éthan « le Citrouilleur » Vachon, 11 ans, a vendu ses premières courgettes sur Facebook cet été. Photo : David Riendeau / TCN

Éthan « le Citrouilleur » Vachon, 11 ans, a vendu ses premières courgettes sur Facebook cet été. Photo : David Riendeau / TCN

De la graine d’entrepreneurs

SAINT-ISIDORE-DE-CLIFTON — Dans la campagne verdoyante de l’Estrie, à Saint-Isidore-de-Clifton près de Sherbrooke, Éthan Vachon marche dans sa parcelle de citrouilles en redoublant de prudence. Il ne faudrait surtout pas écraser ce qu’il a mis tant d’efforts à faire pousser!

Cet article est tiré de notre dossier sur les jeunes entrepreneurs paru dans l'édition du 9 septembre 2020.

Cet article est tiré de notre dossier sur les jeunes entrepreneurs paru dans l’édition du 9 septembre 2020.

« Je ne pensais pas que les plantes allaient prendre autant d’expansion, avoue candidement l’apprenti maraîcher de 11 ans. L’an prochain, je vais espacer mes rangs. » Après avoir vu un reportage à la télé montrant le jeune Émile Gariépy et ses citrouilles,  le jeune homme a décidé de se lancer dans la culture des cucurbitacées pour se faire un peu d’argent de poche.

Éthan a donc fait sécher 3100 graines – qu’il a comptées une à une – avant de les planter sur une parcelle d’un demi-acre chez un ami de la famille. « Mon père m’a aidé à herser et j’ai échangé à un voisin trois voyages de fumier contre six de mes premières citrouilles. Ma première affaire », raconte-t-il. Pour écouler sa récolte, le garçon jongle avec l’idée d’organiser une journée d’autocueillette. « Avec l’argent des ventes, je pense m’acheter une semeuse. »

Ailleurs au Québec, d’autres agriculteurs en herbe s’activent. « Coco » Thomas Ouellet du Lac-Saint-Jean vend les œufs de ses 25 poules pondeuses depuis cinq ans. « Ma mère m’avait acheté des poules, mais comme on ne mange pas d’œufs, j’ai commencé à les vendre. »

Trois fois par jour, le petit éleveur de 11 ans donne de la moulée à ses pondeuses, installées dans un poulailler construit par son grand-père. Chaque samedi de l’été, il tient son kiosque au marché public de Saint-Gédéon, sert ses clients réguliers et compte l’argent avec lequel il espère s’acheter un jour un camion RAM. « L’expérience lui a donné beaucoup de maturité. Il a développé le sens des responsabilités », observe son père Sébastien Ouellet.

Pour en apprendre plus sur le parcours extraordinaire de ces jeunes entrepreneurs, consultez notre dossier dans l’édition de La Terre de chez nous du 9 septembre 2020.