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Grâce à leur boucherie, Marcel Malo, Martine Brisson et Olivier Malo vendent leur viande directement au consommateur pour profiter de la spécificité de leur bœuf sans hormones ni antibiotiques. Photo : Gracieuseté d’Entreprise Malisson

Grâce à leur boucherie, Marcel Malo, Martine Brisson et Olivier Malo vendent leur viande directement au consommateur pour profiter de la spécificité de leur bœuf sans hormones ni antibiotiques. Photo : Gracieuseté d’Entreprise Malisson

Cap sur les compétences améliorées

Compétence. Le mot revient comme une marotte dans la bouche de Martine Brisson, copropriétaire d’Entreprise Malisson, à Sainte-Julienne dans Lanaudière. « Notre priorité, pour le bien-être de nos employés, passe d’abord par nous autres, les patrons », soutient celle qui partage la gestion de l’élevage de bouvillons et de la boucherie avec son conjoint, Marcel Malo, et leur fils Olivier.

« On se soucie en premier de notre compétence. On suit beaucoup de formations pour apprendre à bien encadrer notre équipe », ajoute Mme Brisson.

Ce souci d’apprendre semble permanent à la ferme. Son deuxième prix remporté dans le cadre du concours Ma ferme, mon monde, en 2016, témoignait déjà de l’importance accordée par les propriétaires à la formation pour assurer la réussite du transfert graduel à leur fils.

Ce besoin de bonifier leurs compétences demeure et touche toutes les facettes de la gestion, particulièrement à l’égard de leurs quatre employés de boucherie. « Les travailleurs actuels recherchent un climat de travail sans tracas », observe l’éleveuse. « Quand le travail est bien organisé et que chacun sait ce qu’il a à faire, c’est agréable de venir travailler », croit la femme d’affaires qui achète chaque année une centaine de veaux Limousin et Angus âgés de six mois pour les élever pendant un an.

L’organisation du travail paraît d’autant plus importante que la boucherie occupe un espace limité. Le moindre encombrement peut nuire à l’efficacité du travail, en plus des frustrations provoquées par trop de promiscuité. Là aussi, le recours à de la formation offerte par des professionnels en ressources humaines s’est révélé judicieux. « Ça prend des patrons capables de régler les problèmes dès qu’ils apparaissent, estime Martine Brisson. Si on n’est pas proactifs, ou si on ne va pas chercher l’aide de professionnels lorsqu’on en a besoin, ça fait des équipes de travail dysfonctionnelles. »

Ce besoin de développer ses compétences semble d’ailleurs porter ses fruits. Entreprise Malisson a perdu ses quatre employés de boucherie en même temps, cet été, pour diverses raisons qualifiées par la copropriétaire de « circonstances de la vie ». « En deux semaines, j’ai remonté mon équipe, et ça, je pense que c’est parce qu’on a une bonne réputation comme employeur », soutient l’agricultrice.    

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Entreprise Malisson a été sélectionnée par le Centre d’emploi agricole de Lanaudière dans le cadre de l’édition spéciale Nos Étoiles. Celle-ci met en lumière l’évolution des pratiques RH des entreprises agricoles ayant déjà participé au concours Ma ferme, mon monde, une initiative d’AGRIcarrières.

En novembre, vous serez invités à voter pour votre entreprise Coup de cœur.
Restez à l’affût!

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Claude Fortin, collaboration spéciale