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Le républicain Donald Trump a créé la surprise en étant élu 45e président des États-Unis. Crédit photo : Gage Skidmore

Le républicain Donald Trump a créé la surprise en étant élu 45e président des États-Unis. Crédit photo : Gage Skidmore

Victoire de Trump : les agriculteurs américains exaucés

Les agriculteurs américains ont été exaucés, eux qui appuyaient le républicain Donald Trump à 55 %, selon un sondage effectué pour la publication Agri-Pulse.

« Pour moi, ça n’aurait pas pu être mieux », commente à chaud Germain Bourdeau, un agriculteur et propriétaire de meunerie dans l’État de New York. S’il a voté pour Donald Trump, c’est parce que celui-ci a la volonté d’enlever la « crasse » à Washington et qu’il renégociera les accords de libre-échange à l’avantage des États-Unis, comme le Partenariat transpacifique (PTP).

« Obama était très bon pour parler, mais comme Clinton, ce sont des politiciens qui n’ont jamais balancé un compte de banque. Ils ne sont pas très forts pour négocier, soutient M. Bourdeau. C’est la première fois qu’on élit un président qui provient de l’extérieur du système politique, comme Trump. Ce sera un gros changement. La victoire de Trump c’est the best. »

Pas des bonnes nouvelles pour le Canada

Le titulaire de la Chaire de recherche du Canada en commerce international agroalimentaire, Bruno Larue, souligne que l’élection de Trump plonge le commerce canado-américain dans une grande incertitude. « On ne sait pas jusqu’à quel point il [Trump] va vouloir mettre des mesures protectionnistes pour supposément stimuler l’emploi. C’est le genre de choses qui ne marchent pas, on le sait, mais ce n’est pas un économiste et quand il a une idée dans la tête, c’est le genre de personne qui fait ce qu’il veut », déplore le professeur de l’Université Laval.

Bruno Larue s’inquiète de l’absence d’équipe économique forte autour du prochain président. Il garde toutefois espoir que les leaders du Congrès parviendront à le raisonner : « Même si les républicains ont le contrôle du Sénat et de la Chambre des représentants, leurs leaders ne sont pas capables de sentir Trump, donc ce n’est pas sûr qu’il va être en mesure de travailler si bien que ça avec eux. »

Chose certaine, le dossier du bois d’œuvre n’est pas près de connaître un dénouement à l’avantage du Canada. « Ça allait mal avec les démocrates; ça n’ira pas mieux avec Trump! » prédit le professeur Larue, qui s’attend d’ailleurs à ce que le nouveau président fasse connaître ses couleurs en matière de commerce international peu de temps après son entrée en fonction le 20 janvier.

En collaboration avec Martin Ménard