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Dans l’ordre habituel : Luc Ménard, chef de l’exploitation de Desjardins Entreprises Capital régional et coopératif, Gaétan Roger, directeur général et chef de la direction d’Unicoop, Martin Plante, directeur général de Citadelle, et Guy Cormier, président et chef de la direction du Mouvement Desjardins. Photo : Gracieuseté de Desjardins

Dans l’ordre habituel : Luc Ménard, chef de l’exploitation de Desjardins Entreprises Capital régional et coopératif, Gaétan Roger, directeur général et chef de la direction d’Unicoop, Martin Plante, directeur général de Citadelle, et Guy Cormier, président et chef de la direction du Mouvement Desjardins. Photo : Gracieuseté de Desjardins

Unicoop et Citadelle obtiennent 9 M$ de capital patient

Les coopératives Unicoop et Citadelle ont obtenu 9 M$ en capital patient qui provient de Capital régional et coopératif Desjardins (CRCD).

Il s’agit en fait d’investissements effectués directement dans le capital de ces deux coopératives, un peu comme lorsqu’un actionnaire achète des actions dans une compagnie. CRCD ne siège cependant pas au conseil d’administration et sa philosophie est de demeurer partenaire en moyenne de 6 à 10 ans, ce qui n’est souvent pas possible avec des investisseurs du marché boursier.

« On est en pourparlers pour des partenariats ou des acquisitions », a affirmé Gaétan Roger, chef de la direction d’Unicoop, dont le siège social est à Sainte-Marie de Beauce. Unicoop obtient 2,5 M$ de CRCD. « Ça nous donne le temps d’amener un projet à maturité », explique Gaétan Roger, qui précise que les marchés de la quincaillerie et de la machinerie sont en période de consolidation et qu’Unicoop va y « participer activement ».

« Les coopératives pourraient jouer un rôle déterminant pour la relève », ajoute Gaétan Roger, qui n’exclut pas que ce type de financement « patient » pourrait permettre des partenariats d’Unicoop avec des fermes lorsque la relève ne peut pas acheter complètement la part de ses parents dès le départ.

6,5 M$ pour Citadelle

Citadelle en est à son deuxième « partenariat » avec CRCD. Un premier financement de 3 M$ avait contribué à son projet de canneberges entières qui a récemment été un succès au Salon international de l’alimentation de Paris. « Ça nous prenait un partenaire qui comprend notre modèle d’affaires pour poursuivre notre croissance », avance Martin Plante, directeur général de Citadelle. Ce financement « de coop à coop » servira donc à des projets de diversification et d’innovation. Il n’est toutefois pas prévu d’accroître la capacité de transformation ou d’emballage du sirop d’érable dans l’optique de l’augmentation de 5 millions d’entailles qui s’en vient. « Les capacités sont là pour le sirop », estime Martin Plante.

Pour la petite histoire, il est intéressant de noter que Cyrille Vaillancourt, le fondateur de Citadelle en 1925, est également le successeur d’Alphonse Desjardins et est considéré comme « le second fondateur des caisses populaires ».

CRCD veut faire plus

CRCD souhaiterait s’impliquer davantage dans le développement du secteur agroalimentaire au Québec. « Je suis convaincu que CRCD peut faire plus afin de soutenir cette filière stratégique dans les régions du Québec », affirme Luc Ménard, chef de l’exploitation de Desjardins Entreprises Capital régional et coopératif. Ce dernier ajoute qu’il trouve le secteur agroalimentaire « porteur », en raison de l’engouement pour l’achat local, mais qu’il n’y a « pas beaucoup d’occasions d’investir dans ce secteur » puisqu’il y a « beaucoup de compétition » provenant notamment de « joueurs stratégiques de l’extérieur du Québec ».

CRCD en bref

Pour 2016, CRCD doit investir 61 % de son actif net moyen dans les entreprises québécoises admissibles et 35 % de ces investissements (ou 21,35 % de l’actif net) doivent être effectués dans les régions ressources du Québec et dans les coopératives admissibles. En 2016, ces objectifs ont été largement dépassés.
Pour le contribuable, investir dans CRCD permet d’obtenir un crédit d’impôt de 40 % sur un maximum de 3 000 $, mais ce montant ne peut être placé dans un REER. Le montant global que peut recevoir CRCD dans une année fiscale est limité à 135 M$. C’est d’ailleurs ce qui a forcé un tirage au sort en 2016 parce qu’il y avait des demandes pour 9,4 M$ de plus que ce plafond.