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Diane Lavoie est l’instigatrice d’un projet visant à implanter des vergers de pommettes à Saint-Gabriel-Lalemant. Crédit photo : Maurice Gagnon

Diane Lavoie est l’instigatrice d’un projet visant à implanter des vergers de pommettes à Saint-Gabriel-Lalemant. Crédit photo : Maurice Gagnon

Saint-Gabriel-de-La-Pommetterie

SAINT-GABRIEL-LALEMANT — Grâce à ses vergers de pommettes, la petite municipalité de Saint-Gabriel-Lalemant est en voie de devenir le cœur fleuri du Kamouraska.

Le projet a pratiquement mobilisé tout le village. Tellement, qu’à l’inauguration des locaux de la nouvelle entreprise La Pommetterie, le maire Raymond Chouinard a renommé en souriant sa municipalité du Haut-Pays de Kamouraska « Saint-Gabriel-de-La-Pommetterie ». 

La présidente de La Pommetterie, Diane Lavoie, est à l’origine du projet. « Saint-Gabriel était en train de se dévitaliser. Il fallait trouver quelque chose de novateur, de rassembleur, qui avait de l’avenir et qui ne venait pas en concurrence avec ce qui se faisait autour », dit l’ancienne conseillère municipale. L’idée a germé en 2007 après avoir visité les vergers de l’Institut de technologie agroalimentaire (ITA) à La Pocatière.

1 400 pommetiers

En plus des 750 pommetiers décoratifs, neuf vergers comptant de 12 à 250 arbres productifs ont été implantés de 2009 à 2012 chez autant de producteurs locaux. Ces vergers totalisent ainsi quelque 650 pommetiers. « Il a d’abord fallu préparer le terrain avec un rotoculteur. Ç’a demandé beaucoup de bénévolat », se souvient la présidente de l’organisme sans but lucratif, visiblement fière du résultat.

« L’an dernier, c’était une vraie récolte. D’année en année, nos vergers seront de plus en plus productifs, ajoute Mme Lavoie. Avec des arbres dont la moyenne d’âge est d’environ huit ans, on ne pouvait pas trop développer le marché avant, afin de pouvoir fournir à la demande. L’entreprise est en expansion et on commence déjà à tester de nouveaux produits. »

Les vergers produisent cinq variétés : la Dolgo, une pommette sibérienne, la Kerr et la Rescue, deux variétés canadiennes, de même que les Américaines Chesnut et Withney. Il y a un côté expérimental dans ce projet, explique Mme Lavoie. Elle parle même de la création dans un avenir rapproché d’une pépinière à partir de porte-greffes plus adaptés à notre climat avec la collaboration de l’ITA et de Biopterre, deux précieux partenaires depuis le début.

Des produits transformés

L’entreprise a désormais pignon sur rue au cœur du village et propose trois variétés de gelées de pommettes, des confitures, marmelades, herbes salées et mets issus de la cuisine familiale. « Dès l’an prochain, vous pourrez aussi déguster le jus de pommettes », ajoute Diane Lavoie. Pour assurer sa pérennité, La Pommetterie partage ses locaux avec Entre-Nous les paniers du Kamouraska et l’Atelier de conditionnement des champignons forestiers, géré par l’entreprise Les Bioproduits de Sainte-Rita. Le projet a bénéficié de contributions de plusieurs organisations du territoire.