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De nombreux problèmes de santé peuvent être prévenus en prenant des précautions de régie. Photo : Martin Ménard/TCN

De nombreux problèmes de santé peuvent être prévenus en prenant des précautions de régie. Photo : Martin Ménard/TCN

La régie, essentielle à la santé des poulets de basse-cour

Plusieurs agriculteurs se prévalent de leur droit d’élever jusqu’à 100 poulets à griller selon les règles d’exemption du système canadien de gestion de l’offre. Cette pratique permettant d’élever des poulets pour une consommation personnelle peut se révéler problématique si la régie est inadéquate, car des problèmes de santé et des mortalités peuvent en résulter.

Un facteur prioritaire à considérer pour une bonne gestion de la santé des poulets de basse-cour est l’origine des poussins et les conditions de l’environnement dans les premiers jours de vie. Des vaccins administrés au couvoir, tels ceux contre la maladie de Marek, la laryngotrachéite infectieuse, la bronchite infectieuse et la coccidiose, pourront éviter une éclosion de ces maladies infectieuses. Ces vaccins, disponibles dans les couvoirs commerciaux, sont toutefois difficiles, voire impossibles, à obtenir pour des poussins issus d’élevages faits par des particuliers.

Chauffage d’appoint

Arrivés à la ferme, les poussins demanderont des soins minutieux. Comme ils régulent difficilement leur température interne, qui doit osciller entre 40 et 42 °C, ils requerront une source de chaleur externe pendant les premiers jours de vie. Il est ainsi recommandé d’avoir un chauffage d’appoint permettant d’obtenir une température ambiante de 30 à 33 °C à la hauteur des poussins pendant les trois premiers jours.

Ensuite, la température peut descendre de 0,5 à 1 °C par jour, jusqu’à 20 à 22 °C. La nourriture et l’eau doivent être placées dans cette zone chauffée pour que les poussins puissent y accéder facilement. Cela évitera à ces derniers de souffrir de déshydratation ou d’inanition, deux causes fréquentes de mortalité en bas âge.

Environnement intérieur vs extérieur

Ensuite, le logement doit être bien adapté. Un accès à l’extérieur permettra aux poulets d’avoir un air de qualité et plus d’espace pour exprimer leurs comportements normaux. Par contre, l’environnement extérieur pose un risque si aucune précaution n’est prise, et il est préférable de privilégier un couvoir intérieur pour protéger les oiseaux des aléas de dame Nature.

De plus, un environnement intérieur permettra de les protéger contre les prédateurs (oiseaux de proie, coyotes, chiens de ferme, etc.) qui sont très actifs pendant la nuit. L’arrangement intérieur nécessite aussi une attention particulière. La litière (copeaux de bois, paille, etc.) doit absorber l’humidité. Si elle devient trop humide, les poulets sont à risque de développer des problèmes intestinaux et plantaires. Dans ce cas, il est préférable de la remplacer. Pour prévenir ce problème, une bonne ventilation est nécessaire en tout temps dans le poulailler afin d’éliminer l’excès d’humidité.

Finalement, si les poulets sont élevés exclusivement à l’intérieur, il est recommandé d’avoir une période de noirceur de 1 heure pendant les trois premiers jours de vie, que l’on augmentera à 6-8 heures par la suite, et ce, jusqu’à l’abattage, pour ralentir leur croissance.

Ces précautions de régie vous permettront de prévenir de nombreux problèmes de santé pour le mieux-être de vos poulets et ainsi d’obtenir un meilleur rendement dans votre élevage!

Points importants à considérer

  • Origine et vaccination des poussins
  • Conditions de départ
  • Type de logement
    • Intérieur
    • Extérieur
    • Mixte
  • Gestion de l’humidité
    • Type de litière
    • Ventilation
  • Luminosité

 

Une collaboration de Dr Éric Parent, m.v., M. Sc.