Le premier ministre Couillard a reconduit Pierre Paradis comme ministre de l’Agriculture. Crédit photo : Thierry Larivière/TCN

Le premier ministre Couillard a reconduit Pierre Paradis comme ministre de l’Agriculture. Crédit photo : Thierry Larivière/TCN

Un remaniement axé sur le développement économique

QUÉBEC — Le premier ministre Couillard a procédé à un remaniement important axé sur le développement économique du Québec et de ses régions.

D’abord, mentionnons que Pierre Paradis et Laurent Lessard sont demeurés au même poste, respectivement comme ministre de l’Agriculture et ministre de la Forêt. On ajoute toutefois la vice-première ministre, Lise Thériault, qui est revenue de congé de maladie et occupera un ministère consacré aux PME et au développement régional. Toutes les régions du Québec sont représentées par un ministre.

Le premier ministre a par ailleurs intégré les ministres Paradis et Lessard à « l’équipe économique » responsable de la mission de développement. La nouvelle ministre de l’Économie, Dominique Anglade, sera également responsable de l’innovation et de la stratégie numérique. Le travail semble donc avoir été divisé entre les membres de cette équipe ministérielle.

La deuxième priorité du gouvernement sera l’éducation, sous la gouverne du ministre Pierre Moreau, qui n’était pas sur place à cause d’un léger malaise pour lequel il a tout de même été conduit à l’hôpital. Notons également que le nouveau ministre des Affaires municipales, Martin Coiteux, devra aussi s’occuper de la Sécurité publique.

Interrogé après l’assermentation, le ministre Paradis a dit vouloir poursuivre sur sa lancée et organiser le sommet sur l’agroalimentaire, sans toutefois fixer de date. De plus, il a mentionné aux reporters sur place que les producteurs étaient préoccupés par les négociations en cours avec les industriels laitiers et par le manque de contrôle aux frontières des protéines laitières. Sur ce dernier point, il n’a pas précisé si le gouvernement fédéral lui avait promis d’agir rapidement. « Le président de l’UPA [Union des producteurs agricoles] a dit il y a un mois qu’il s’attendait à ce que ce soit réglé à la fin du mois de janvier », a simplement répondu le ministre, avant d’entrer au premier conseil des ministres de cette nouvelle mouture.

L’UPA a commenté ce remaniement du 28 janvier en disant qu’elle souhaitait que son ampleur soit « un signe de changement de cap important ». Le président Marcel Groleau a insisté sur l’importance d’inclure l’agroalimentaire dans la stratégie de développement économique du Québec.