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Ruth Ellen Brosseau s'impatiente

La députée néo-démocrate de Berthier-Maskinongé dénonce « l’inaction du fédéral » dans la crise qui frappe de plein fouet les producteurs agricoles de l’Outaouais.

« Ce qui se passe dans le Pontiac est extrêmement préoccupant mais le gouvernement, à Ottawa, ne semble pas vouloir agir rapidement pour venir en aide aux producteurs », déplore la porte-parole adjointe en matière d’Agriculture dans le cabinet fantôme de Thomas Mulcair.

Ruth Ellen Brosseau, 27 ans, réclame des interventions « plus énergiques » du gouvernement central, reprenant à son tour les arguments de son collègue Malcolm Allen. Ce denier a déclaré, la semaine dernière, que le gouvernement conservateur n’est pas assez présent auprès des agriculteurs touchés par la sécheresse.

Le député Allen a par ailleurs dit souhaiter que le ministre de l’Agriculture, Gerry Ritz, s’abstienne de toucher au programme Agri-stabilité mis en place pour compenser les producteurs agricoles lorsque les productions sont lourdement hypothéquées.

De nombreux producteurs, dans le bovin, par exemple, se demandent comment ils pourront nourrir leur troupeau, en raison de la sécheresse. Il n’a pas plu depuis près de deux mois dans cette région située au nord d’Ottawa.

Déficit de pluie

À Québec, le ministre de l’Agriculture, Pierre Corbeil, dit reconnaître la gravité de la situation dans l’Outaouais, « et qui a aussi des impacts dans le Témiscamingue », précise-t-il.
« On est en déficit de pluie et les images à ce sujet sont éloquentes. On suit la situation de près », a-t-il résumé, vendredi, dans un point de presse à Montréal.

Il précise toutefois qu’il n’est pas question de créer un fonds spécial d’urgence pour les producteurs qui se sentent pris en otage par les éléments de la nature, et qui lancent des s.o.s. aux gouvernements pour obtenir de l’aide.

« On ne peut pas nécessairement sortir la planche à billets et le chéquier au fur et à mesure qu’on a des demandes (de producteurs) », clarifie toutefois le ministre.

En revanche, le titulaire de l’Agriculture rappelle que « l’aide sera attribuée en fonction des assurances récoltes qui auront été souscrites par les producteurs, en fonction des besoins réels ». Or, à peine un producteur sur quatre souscrit à une assurance-récolte dans le Pontiac.

Il reste la pluie…

Le député d’Abitibi-Est croit en fin que « deux, trois bonnes journées de pluie peuvent changer la dynamique dans certaines productions ». Mais pour d’autres, « ce ne sera pas suffisant », a-t-il admis.

Deux ou trois bonnes journées, c’est aussi le temps qu’il faudra sans doute au premier ministre Jean Charest pour déclencher des élections générales. On s’attend à ce que les Québécois aillent aux urnes le 4 septembre.