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Réactions mitigées chez les libéraux

« Beaucoup de promesses, mais attendons de voir comment ça se traduira sur le terrain! »

Le député libéral Stéphane Billette, critique en matière de dossiers agricoles, fait partie des sceptiques. Il n’est pas certain que la politique de souveraineté alimentaire déposée jeudi par la première ministre Pauline Marois atteindra ses objectifs.

« La barre était haute, et je constate que le gouvernement n’a pas répondu aux attentes de tous les joueurs de la filière agroalimentaire », a confié le député de Huntingdon, en entrevue à la Terre.

Il déplore que cette politique « ne tienne pas compte » des demandes de l’industrie de la transformation alimentaire. « Ce faisant, dit-il, il risque de manquer un maillon important dans la chaîne. C’est décevant. »

Vendredi, au lendemain du dépôt de la politique, la PDG du Conseil de la transformation agroalimentaire et des produits de consommation (CTAC), Sylvie Cloutier, a déclaré que cette politique « ne renferme rien de concret pour nos entreprises ».

Accaparement et serres…

Tout en concédant qu’il n’a pas en main toutes les informations nécessaires pour se forger une idée claire et précise, le député s’interroge sur les moyens que prendra le gouvernement pour faire « manger québécois » à hauteur de 50 %.

Est-ce à dire que l’opposition libérale fera du blocage lors du dépôt des deux projets de loi touchant l’accaparement des terres agricoles et l’aménagement du territoire?

« Je préfère voir le contenu avant de me prononcer », répond Stéphane Billette.

Il doute par ailleurs que les producteurs en serre puissent bénéficier à très court terme de réductions de tarifs d’hydroélectricité, comme l’a annoncé la première ministre Marois, en présence du ministre de l’Agriculture, François Gendron.

« On nous dit que le dossier a été transmis à Hydro-Québec et que la société d’État devra faire la demande [de réduction de tarifs] à la Régie de l’énergie. Le processus risque d’être long.

On pourrait mettre plusieurs mois avant d’aboutir, mais c’est maintenant que les producteurs ont besoin de ces nouvelles mesures », conclut le député.