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La députée solidaire Émilise Lessard-Therrien souhaite que le gouvernement interdise l’achat de terres agricoles aux investisseurs privés. Photo : Gracieuseté d’Émilise Lessard-Therrien

La députée solidaire Émilise Lessard-Therrien souhaite que le gouvernement interdise l’achat de terres agricoles aux investisseurs privés. Photo : Gracieuseté d’Émilise Lessard-Therrien

Québec Solidaire veut renforcer la protection des terres agricoles

Dans la foulée des modifications proposées à la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles dans le projet de loi 103 et de la diffusion de documentaires sur l’état de l’agriculture, la porte-parole de Québec solidaire en matière d’agriculture, Émilise Lessard-Therrien, souhaite que le gouvernement mette en place les mesures nécessaires pour interdire l’achat de terres agricoles par des investisseurs privés. « Ça fait longtemps qu’on y réfléchit. Là, tous les axes s’alignent pour parler de cet enjeu », soutient la députée de Rouyn-Noranda–Témiscamingue.

Elle estime que cette action permettrait de diminuer la hausse du prix des terres qui a crû grandement dans les dernières années et qui freine certains agriculteurs dans leur projet. Son parti souhaite s’assurer que les terres agricoles demeurent entre les mains de producteurs agricoles dont l’objectif est de nourrir la population. La députée souligne qu’au cours des dernières années, différents fonds d’investissement et compagnies privées ont acheté des terres pour les relouer à des agriculteurs ou simplement attendre que leur valeur grimpe. « J’ai vu des compagnies à numéro acheter des rangs au complet, mais pas les habiter. On retire des terres des mains de ceux qui habitent le territoire et font vivre nos campagnes », affirme-t-elle.

Émilise Lessard-Therrien souhaite qu’un registre public où tous les renseignements entourant une transaction de terres agricoles soit créé. « C’est difficile actuellement de savoir qui possède quoi et où. On veut un registre qui comprend le nom, le montant de la transaction, le numéro du lot et du cadastre afin de suivre les transactions et que ce soit contrôlé », explique celle qui compte soumettre son idée au gouvernement dans l’espoir qu’il prenne les dispositions législatives nécessaires pour y parvenir.