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Le ministre de l’Agriculture du Québec, André Lamontagne, était fier de présenter un bilan positif de la première année d’implantation de la Politique bioalimentaire. Photo : Myriam Laplante El Haïli/TCN

Le ministre de l’Agriculture du Québec, André Lamontagne, était fier de présenter un bilan positif de la première année d’implantation de la Politique bioalimentaire. Photo : Myriam Laplante El Haïli/TCN

Première année fructueuse pour la Politique bioalimentaire

DRUMMONDVILLE — Un an après le dévoilement de la Politique bioalimentaire 2018-2025, le ministre de l’Agriculture, André Lamontagne, a présenté un bilan positif de sa mise en œuvre aux 300 acteurs du secteur réunis le 31 mai.

En 2018, le gouvernement et l’industrie se sont fixé comme objectifs de maintenir un haut niveau de confiance des consommateurs et de développer un secteur prospère et durable. Un an plus tard, trois des cibles « progressent très bien », a indiqué le sous-ministre de l’Agriculture, Marc Dion.

Investissements

Un investissement cumulatif de 15 G$ en production agricole et aquacole est prévu d’ici 2025. Or, après un an, 4,1 G$ ont déjà été investis, soit 200 M$ de plus que projeté en 2018.

Achat local

Idem pour l’achat local : la valeur du contenu québécois disponible est de 0,8 G$ supérieur à l’estimation initiale pour 2018.

Cultures biologiques

L’objectif de doubler les superficies en cultures biologiques pourrait être atteint aussi tôt qu’en 2023, puisque plus de 84 000 ha ont été cultivés en 2018, alors que 63 700 ha étaient prévus. Sans compter que 15 000 ha étaient toujours à l’étape de la précertification en date du 15 mai 2019.

Pour deux autres cibles, les chantiers sont toujours en construction. Il s’agit de faire croître le recours aux pratiques responsables dans les entreprises de production et de transformation, puis d’améliorer la valeur nutritive des aliments transformés. 

Deux cibles n’ont toutefois pas atteint les objectifs fixés. Plutôt que de s’accroître, les exportations de produits québécois ont plutôt diminué de 2 % en 2018, en raison des guerres commerciales. La croissance souhaitée des volumes de produits aquatiques québécois certifiés ne s’est pas non plus concrétisée.

Somme toute, la mise en œuvre de la Politique a profité positivement à l’économie du Québec en 2018. Le PIB du secteur bioalimentaire a crû de 1,7 % et la demande alimentaire de 4,4 %, même si les recettes financières agricoles ont légèrement baissé (0,5 %), notamment à cause de la diminution du prix du porc.

Seulement un début, selon le ministre

« Là, ça commence. Imaginez ce que ce sera un peu plus tard dans le temps », a indiqué le ministre Lamontagne à La Terre, fier de son bilan.

Autour de la table, les 17 acteurs de la filière se sont dits satisfaits de ce qui leur a été présenté. La présence des ministres de la Santé, Danielle McCann; de l’Environnement, Benoit Charrette; et de la ministre fédérale de l’Agriculture, Marie-Claude Bibeau, a lancé un message clair aux secteurs de l’industrie sur leur importance pour les gouvernements.

« D’avoir été capable de parler à Mme McCann, tant des consommateurs que de la santé psychologique des agriculteurs, au ministre Charrette, qui semble soucieux d’assurer une réglementation intelligente et raisonnée qui protège l’environnement, mais qui nous permet de développer nos entreprises, c’est intéressant », a indiqué le président de l’Union des producteurs agricoles, Marcel Groleau.

4 orientations de la Politique bioalimentaire 

  1. Une offre de produits répondant aux besoins des consommateurs;
  2. Des entreprises prospères, durables et innovantes;
  3. Des exploitations attractives et responsables;
  4. Des territoires dynamiques contribuant à la prospérité du bioalimentaire.