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Paradis fait le point sur les dossiers agricoles du Québec

Loin de Québec et des travaux parlementaires, le ministre de l’Agriculture, Pierre Paradis, vient de passer quelques heures avec le président général de l’Union des producteurs agricoles (UPA), Marcel Groleau.

Cet entretien s’est tenu à Winnipeg, à très exactement 3 022 kilomètres de la ville de Québec, ou 28 heures de route, en passant par Toronto, Chicago et Minneapolis.

Et de quoi ont-ils parlé dans cet environnement manitobain? « On a eu une séance de travail très intéressante et très profitable, résume M. Groleau. Il a pris le temps d’écouter et on a pu échanger librement. Ça augure bien et ça renforcit nos rapports avec le MAPAQ [ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec]. »

Cette rencontre s’est tenue mercredi dans le cadre de la Conférence fédérale-provinciale des ministres de l’Agriculture, à laquelle participe pour une première fois le nouveau ministre québécois.

Et sur quoi a porté la discussion?

« On a fait le tour de toutes les questions qui préoccupent les producteurs », répond Marcel Groleau.

Et les travaux du comité de révision de la sécurité du revenu?

« Il s’est montré très intéressé », a compris le président général de l’Union. Par exemple? « Il nous a dit qu’il rencontre les producteurs sur le terrain pour mieux comprendre leur réalité, précise M. Groleau. Il nous a exprimé sa volonté de simplifier les programmes, et nous avons cette même volonté d’y arriver. »

Cultivons l’avenir 2

Il va sans dire que le président général de l’Union ne s’est pas rendu à Winnipeg uniquement pour y rencontrer Pierre Paradis. Il faisait partie des représentants du monde agricole québécois lors de la table ronde organisée par la Fédération canadienne de l’agriculture (FCA), un événement prévu dans le cadre de la Conférence fédérale-provinciale.

Et qu’en est-il ressorti?

« Ç’a d’abord été une occasion de rencontrer les ministres de l’Agriculture des autres provinces, dont plusieurs en sont à leur premier mandat », souligne Marcel Groleau.

Et l’accord de libre-échange avec l’Europe?

« On continue d’exercer de la pression sur le gouvernement fédéral, soulève-t-il. On nous dit qu’il faut prévoir de 18 mois à 2 ans avant sa mise en place. À part d’interpeller le gouvernement et de l’inviter à la prudence afin de nous assurer qu’il ne cédera pas sur la gestion de l’offre, on ne peut rien faire d’autre. On n’a pas d’éléments. On ne sait pas ce que le Canada a offert, et ce que les autres pays [européens] veulent. »

Et, finalement, qu’en est-il de Cultivons l’avenir 2?

« Nous savons qu’une analyse de l’entente se fera en 2015, à mi-parcours, convient M. Groleau. Mais nous avons perçu du mécontentement provenant de l’Ouest canadien. En raison des inondations au Manitoba et des retards dans les semences dus au printemps pluvieux, plusieurs se questionnent déjà sur la façon dont Agri-Stabilité fonctionne maintenant, et sur les conséquences que ça entraîne auprès des producteurs en difficulté. »