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Les 105 signataires s’opposent à laisser l’industrie s’autoréglementer. Photo : Martin Ménard/Archives TCN

Les 105 signataires s’opposent à laisser l’industrie s’autoréglementer. Photo : Martin Ménard/Archives TCN

OGM : Ottawa appelé à faire preuve de transparence

Une centaine d’organisations ont envoyé une lettre commune le 17 novembre aux ministres de la Santé et de l’Agriculture du Canada afin d’exiger de la transparence et la surveillance par le gouvernement de tous les aliments et semences génétiquement modifiés (GM).

Cette lettre, notamment signée par le Syndicat des producteurs de lait biologique du Québec et le Syndicat des producteurs de grains biologiques du Québec, fait part d’un consensus contre la volonté de Santé Canada de laisser davantage l’industrie s’autoréglementer. « Le gouvernement ne doit pas abdiquer face aux lobbys des biotechnologies », insiste la lettre. Le gouvernement fédéral jongle actuellement avec l’idée d’accorder une exemption réglementaire à l’édition du génome. Il s’agit d’une technique qui ne consiste pas à insérer de l’ADN étranger, comme c’est le cas avec la modification génétique, mais crée plutôt, par exemple, une mutation génétique de la plante en coupant à un endroit précis sa séquence génétique, ce qui est plus subtil.

Les 105 signataires affirment que le gouvernement fédéral négligerait ainsi les importants enjeux de sécurité qui peuvent être associés au processus d’édition du génome. « Même le gouvernement ne serait pas en mesure de savoir quels aliments et semences génétiquement modifiés se retrouveraient sur le marché », insistent-ils.

Par ailleurs, les efforts de l’organisme Vigilance OGM n’ayant pas encore réussi à convaincre les politiciens de rendre obligatoire l’étiquetage des aliments modifiés génétiquement, l’organisme change quelque peu sa stratégie. Il crée une campagne visant à restreindre l’utilisation des glyphosates à la base, laquelle bénéficie d’un plus grand appui populaire et aura indirectement pour résultat de diminuer l’utilisation de semences modifiées pour y résister. La campagne vise aussi à restreindre ou interdire l’utilisation de glyphosate en milieu résidentiel.