À l’issue du vote, Julie Bissonnette était sans voix. Crédit photo : Myriam Laplante El Haïli/TCN

À l’issue du vote, Julie Bissonnette était sans voix. Crédit photo : Myriam Laplante El Haïli/TCN

Une nouvelle présidente pour la relève agricole

QUÉBEC — À 37 voix contre 45, Michèle Lalancette a perdu la course à la présidence de la Fédération de la relève agricole du Québec (FRAQ) face à sa concurrente Julie Bissonnette.

En assemblée générale annuelle le 9 mars dernier, les délégués ont voté : Michèle Lalancette n’assurera pas de troisième mandat à la tête de la FRAQ. « Je tenais à vous dire merci pour ces deux années de confiance. Merci d’avoir répondu présent à toutes les activités qu’on organise. Merci d’être là et de militer partout sur le terrain », a indiqué la présidente sortante.

À l’issue du vote, Julie Bissonnette était sans voix. Puis, celle qui occupait le poste de première vice-présidente de la FRAQ avant le vote a souligné : « Michèle a fait du beau travail. Elle m’a tout montré. »

La femme de 25 ans, dont le conjoint est en projet de démarrage d’une ferme laitière issu d’un transfert non apparenté, prévoit d’ailleurs s’attaquer à la financiarisation des terres agricoles, un dossier qui progresse trop lentement, selon elle. « Avant, j’étais impliquée dans la relève. Mais dans le fond, je ne connaissais pas les vrais enjeux. Là, je les vis, et je sais ce que c’est de chercher à s’établir », a-t-elle indiqué à La Terre. Elle compte également s’attaquer en priorité au dossier d’accès aux actifs pour la relève de la province. En ce qui concerne la FRAQ, elle souhaite améliorer le financement du réseau et la communication entre les 13 régions.

Visibilité

Présent en début d’assemblée le 8 mars, le maire de Québec, Régis Labeaume, a souligné que l’agroalimentaire était tendance et que la relève agricole gagnerait à se faire connaître davantage. C’est d’ailleurs ce qu’envisageait Michèle Lalancette pour l’organisation : « Dans les dernières années, nous avons fait le choix de nous restructurer, donc nous avons moins travaillé les relations externes. Maintenant, notre réseau est fort, alors nous sommes bien positionnés pour aller négocier du financement auprès de partenaires externes. » Julie Bissonnette estime que les mots du maire sont justes. Elle compte d’ailleurs faire avancer l’organisation en ce sens et poursuivre les actions entamées par la présidente sortante.