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La mairesse de Montréal Valérie Plante (à droite) a annoncé le 19 août que la vente et l’utilisation de 36 pesticides seront interdites dès 2022. Photo : Compte Twitter de Valérie Plante

La mairesse de Montréal Valérie Plante (à droite) a annoncé le 19 août que la vente et l’utilisation de 36 pesticides seront interdites dès 2022. Photo : Compte Twitter de Valérie Plante

Montréal interdira plusieurs pesticides, y compris en agriculture

Dans le cadre d’un nouveau règlement sur les pesticides qui entrera en vigueur dès 2022, la Ville de Montréal interdira la vente et l’utilisation de plusieurs produits, dont le glyphosate, le chlorpyrifos et certains néonicotinoïdes, y compris en milieu agricole.

L’annonce a été faite le 19 août en conférence de presse. Selon l’administration de Valérie Plante, il s’agit d’un geste « sans précédent » faisant de Montréal la première municipalité au Canada à bannir complètement la vente de ces pesticides d’usage domestique sur son territoire.

« Les effets néfastes des pesticides sur la santé sont de plus en plus documentés. Les médecins et les scientifiques ont sonné l’alarme quant à leur impact sur l’humain et l’environnement, il est impératif d’agir », a insisté la mairesse.

Une première en agriculture

La vente et l’utilisation de 109 produits à base de 36 pesticides seront interdites, y compris certains produits utilisés en agriculture et en horticulture ornementale. C’est la première fois qu’une administration municipale du Québec impose un cadre législatif pour l’utilisation des pesticides, sans exemption prévue pour le milieu agricole. Pour le président de l’Union des producteurs agricole (UPA), Marcel Groleau, il s’agit d’un geste « symbolique » qui, craint-il, pourrait inciter d’autres municipalités à emboîter le pas.

« Ce qu’on ne voudrait surtout pas, c’est que les municipalités se mettent toutes à adopter leurs propres règlements sur les pesticides en agriculture. La Ville de Montréal envoie un message, mais je crois que les municipalités n’ont pas à intervenir dans ce champ-là », soutient-il, estimant que l’encadrement provincial et fédéral pour une utilisation raisonnable des pesticides en milieu agricole est déjà suffisamment sévère. 

Plus de détails dans l’édition du 25 août de La Terre de chez nous.