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Une somme totale de 1,75 G$ avait été promise sur huit ans par le gouvernement fédéral, en 2019, pour compenser la ratification des accords de commerce avec l’Europe et la zone transpacifique. Photo : Archives/TCN

Une somme totale de 1,75 G$ avait été promise sur huit ans par le gouvernement fédéral, en 2019, pour compenser la ratification des accords de commerce avec l’Europe et la zone transpacifique. Photo : Archives/TCN

Les PLC exigent un échéancier de compensations clair

Les Producteurs laitiers du Canada (PLC) exigent, d’ici les Fêtes, d’obtenir un échéancier clair des versements compensatoires promis par le gouvernement fédéral, après la signature de trois accords commerciaux qui entraîneront une hausse des importations de produits laitiers. Les PLC veulent connaître les montants exacts des indemnisations et demandent qu’elles soient octroyées sous forme de paiements directs.

Pierre Lampron, président des Producteurs laitiers du Canada

Pierre Lampron, président des Producteurs laitiers du Canada

« On a assez attendu. Il est maintenant temps de passer de la parole aux actes », a martelé Pierre Lampron, président des PLC, dans une conférence de presse virtuelle, le 20 octobre.

Rappelons qu’un premier montant compensatoire de 345 M$ a été distribué aux producteurs de lait canadiens en début d’année 2020 pour les pertes encourues par l’entrée en vigueur des accords de commerce avec l’Europe et la zone transpacifique, en 2017 et 2018. Or, c’est plutôt une somme totale de 1,75 G$ qui leur avait été promise sur huit ans par le gouvernement fédéral, en 2019, pour compenser ces accords. « Depuis qu’on a eu le premier versement, c’est silence radio. On veut savoir immédiatement quand viendront les prochains paiements », s’impatiente quant à lui David Wiens, vice-président des PLC.

L’organisation exige par ailleurs des détails sur le montant compensatoire additionnel promis qui découlera de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), ratifié cet été.

« D’ici 2024, dans la foulée des concessions commerciales, environ 18 % de la production laitière intérieure aura été concédée à des producteurs laitiers d’autres pays. […] En ne respectant pas son engagement, le gouvernement nuit à son propre secteur laitier, un choix qui semble contre-intuitif », conclut Pierre Lampron.