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Le Syndicat de l’UPA de Laval a réuni les candidats des différents partis de Laval pour leur exposer certains enjeux qui les touchent.

Le Syndicat de l’UPA de Laval a réuni les candidats des différents partis de Laval pour leur exposer certains enjeux qui les touchent.

Les agriculteurs de Laval veulent sensibiliser les candidats municipaux à leur cause

Inquiet de l’avenir de l’agriculture sur l’île de Laval, le Syndicat de l’UPA de Laval a tenu une conférence de presse à la Ferme Forget le 16 octobre, en collaboration avec la Fédération de l’UPA Outaouais-Laurentides et de l’Union des producteurs agricoles(UPA). L’objectif était de sensibiliser les cinq partis municipaux à l’importance de l’agriculture.

Dans une ville qui accueille 120 entreprises agricoles, le syndicat remarque qu’aucun des partis n’a formulé d’engagements en lien avec l’agriculture alors qu’ils en ont pris pour l’environnement. Gilles Lacroix, président du Syndicat de l’UPA Laval, souligne également que les relations avec la Ville ont été plus difficiles au cours de la dernière année. « L’immobilisme de la Ville dans certains dossiers aura certainement irrité mes consœurs et mes confrères agriculteurs et ce même immobilisme laisse la place au retour des spéculateurs qui tentent de monnayer la forte valeur des terres agricoles », affirme-t-il.

« On parle d’autonomie alimentaire au Québec, on veut une agriculture durable. Pour y arriver, les agriculteurs ont besoin du milieu municipal pour leur donner des outils pour y arriver. Vous êtes importants. Quand on protège nos terres agricoles, on protège notre garde-manger », a dit Martin Caron en s’adressant aux candidats.

Martin Caron. Photo : Geneviève Quessy

Martin Caron. Photo : Geneviève Quessy

Au cours de la conférence, certains enjeux agricoles touchant le territoire de Laval ont été mis de l’avant. L’étalement urbain, la réglementation excessive et contraignante pour les activités agricoles, la libéralisation de la mise en marché et la sous-valorisation des kiosques à la ferme, le refus systémique de la Ville de Laval d’effectuer l’entretien des cours d’eau et la tendance à l’accaparement de boisés en zone agricole pour créer des milieux naturels protégés sont au nombre des irritants dénoncés par les agriculteurs.

Avec la collaboration de Geneviève Quessy