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Les agriculteurs de 49 pays derrière la gestion de l’offre

L’Organisation mondiale des agriculteurs (OMA), qui regroupe des producteurs de 49 pays, signifie son appui à la mise en marché ordonnée et l’un de ses piliers, la gestion de l’offre.

À l’occasion de son assemblée générale annuelle, qui bat son plein jusqu’au 18 avril à Niigata au Japon, l’OMA vient d’adopter une première politique sur le commerce international.

Cette dernière en appelle à un renforcement du système mondial de commerce agricole notamment en autorisant « les mesures de politique intérieure qui promeuvent la stabilité de l’approvisionnement, telles que les filets de sécurité ou une gestion ordonnée de la commercialisation et de l’offre », précise le document adopté le 15 avril par 300 participants.

« Lorsque notre gouvernement nous demande où sont nos alliés, nous pouvons maintenant dire que les organisations agricoles de 48 autres pays sont nos alliées », note le président de l’Union des producteurs agricoles (UPA), Marcel Groleau, en entrevue téléphonique aujourd’hui, directement du Japon. Le dirigeant participait à l’assemblée où il portait son chapeau de vice-président de la Fédération canadienne de l’agriculture (FCA).

La nouvelle politique de l’OMA réclame aussi l’élimination des soutiens internes qui créent des distorsions sur les marchés, non seulement les mesures ciblées par l’Organisation mondiale du commerce dans sa « boîte ambrée », mais également des éléments de la « boîte verte » qui ont un effet négatif similaire sur le commerce des denrées agroalimentaires, tels que les paiements découplés pratiqués par l’Union européenne.

« Pour le Canada, c’est un élément important que l’on dénonce depuis nombre d’années, précise M. Groleau, qui se réjouit de l’adoption de cette première politique de l’OMA. Dans le contexte des nombreuses négociations bilatérales que mène le Canada, c’est un plus pour les producteurs canadiens de pouvoir utiliser la position de l’OMA pour faire valoir la leur », termine Marcel Groleau.