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Le campus de La Pocatière de l’Institut de technologie agroalimentaire existe depuis plus de 150 ans. Photo : Archives/TCN

Le campus de La Pocatière de l’Institut de technologie agroalimentaire existe depuis plus de 150 ans. Photo : Archives/TCN

Le siège social de l’ITAQ sera à Saint-Hyacinthe

Le gouvernement du Québec a opté pour le campus de Saint-Hyacinthe pour établir le siège social de l’Institut de technologie agroalimentaire du Québec (ITAQ). La décision, prise par décret gouvernemental, a été publiée dans la Gazette officielle du Québec le 28 avril. Cela s’inscrit dans le processus de dissocier l’école du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et l’Alimentation du Québec (MAPAQ), qui sera officialisé le 1er juillet.

Ce choix désole des élus du Kamouraska, d’autant qu’une offre d’emploi pour la direction générale établit le lieu de travail pour ce poste à Saint-Hyacinthe en précisant que des déplacements devront être faits à La Pocatière.

« C’est une perte historique, la première école de l’agriculture du Canada, c’est ici », affirme Rosaire Ouellet, maire de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, qui a été directeur général de l’ITA de 2010 à 2013. Il ajoute que la région a déjà perdu d’autres écoles et craint d’en perdre plus. Dans une lettre envoyée au ministre, qu’il cosigne avec son homologue de La Pocatière, Sylvain Hudon, et le préfet de la MRC de Kamouraska, Yvon Soucy, les élus soulignent qu’on leur avait indiqué par le passé que la direction générale et le siège social de l’ITA demeureraient à La Pocatière si son statut changeait. L’ITA est établie à La Pocatière depuis 1859.

Le ministre de l’Agriculture, André Lamontagne, rappelle que depuis 2013, le siège social de l’ITA est au MAPAQ. Il affirme également qu’avant l’adoption de la loi 77 rendant autonome l’ITAQ, le campus de La Pocatière craignait pour sa survie. Il estime que cette étape lui permettra « de se déployer et de développer son potentiel ».

Pour le choix de l’emplacement du siège social, il affirme simplement « qu’il fallait mettre une adresse ».

Une balance des pouvoirs demandée

De son côté, Sylvain Hudon aurait aimé que le gouvernement priorise sa région. « Le gouvernement dit vouloir un plus grand transfert d’emploi en région. Le Kamouraska, c’est une région qui mérite d’avoir des transferts. Ça aurait été l’occasion parfaite de montrer que ça se fait », avance-t-il.

Dans leur lettre, les élus demandent également au ministre Lamontagne que la région soit bien représentée au sein du conseil d’administration afin d’équilibrer les pouvoirs. « Un siège social, c’est là que les décisions se prennent. Comment on peut créer un équilibre? On demande au ministre que la présidence soit assurée par quelqu’un de la région », indique Rosaire Ouellet.

Le ministre a mentionné en entrevue que le conseil d’administration sera composé de 15 personnes, sept membres provenant des deux campus et huit personnes provenant de l’externe ayant un intérêt pour l’agriculture. « Ce sera le conseil qui va gouverner. Il aura toutes les habiletés pour prendre les meilleures décisions pour les deux campus », dit-il.