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Le Québec peut (enfin) «cultiver» l’avenir

Au terme de longs mois de négociations, Québec et Ottawa annoncent enfin l’entrée en vigueur du cadre stratégique Cultivons l’avenir 2.

« Il vaut mieux signer une entente imparfaite que pas d’entente du tout », a commenté le ministre de l’Agriculture, François Gendron.

Il fait référence aux coupes importantes du fédéral – 50 M$ par année – dans les programmes de sécurité du revenu.

Le ministre croit néanmoins que l’accord bilatéral de 293 M$ sur 5 ans devrait lui donner « la flexibilité nécessaire » pour élaborer des programmes « qui lui sont propres ».

Il est ici question de huit grands types de programmes pour la recherche, l’innovation, la traçabilité et la salubrité des aliments.

« Assez positif »

De son côté, l’Union des producteurs agricoles (UPA) constate que cet accord fera des perdants et placera en position de vulnérabilité les producteurs qui ne disposent pas de filets de sécurité du revenu pour gérer les risques.

« C’est une perte nette pour l’agriculture », résume Charles-Félix Ross, économiste en chef à l’UPA, au sujet des coupes annuelles de 50 M$.

Il ajoute : « Voilà pourquoi nous continuons de demander une aide de transition au gouvernement du Québec pour compenser ces compressions. »

Charles-Félix Ross voit tout de même des éléments « assez positifs » dans cet accord. « Il faut penser, par exemple, à la bonification de sommes supplémentaires dans les programmes provinciaux d’innovation », dit-il.

Il signale au passage les 27 M$ de fonds fédéraux qui seront consacrés spécifiquement au programme Prime‑Vert, annoncé par Québec au printemps 2013.

En outre, Québec et Ottawa prévoient affecter 90 M$ à « l’accompagnement » des entreprises agricoles et agroalimentaires, et à l’appui à l’offre de services-conseils.

Dans un communiqué, le ministre fédéral de l’Agriculture, Gerry Ritz, considère que ces « programmes flexibles et innovateurs » financés par les deux paliers de gouvernement favoriseront les « agriculteurs infatigables du Québec ».

Rappelons enfin que le cadre stratégique Cultivons l’avenir 2, pour l’ensemble des provinces canadiennes, prévoit un investissement de trois milliards de dollars sur cinq ans, pour les secteurs agricoles et agroalimentaires. Ces montants sont versés par les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux.