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Martin Caron est officiellement président de l’Union des producteurs agricoles. Photo : Vincent Cauchy

Martin Caron est officiellement président de l’Union des producteurs agricoles. Photo : Vincent Cauchy

Le nouveau trio de dirigeants officiellement en poste

Marcel Groleau a officiellement passé le flambeau, le 2 décembre, à son successeur à la tête de l’Union des producteurs agricoles (UPA), Martin Caron.

« Merci Marcel. J’ai grandement appris de toi », a indiqué d’emblée le nouveau président dans un discours prononcé lors de la dernière journée du Congrès de l’UPA.

Avec humour, Martin Caron s’est adressé à son épouse Chantal pour lui expliquer ce qu’implique le rôle de président : « Chantal, quand on devient président, on est le père de cette grande famille-là. Chantal, ce sont 41 000 agriculteurs et agricultrices qui s’ajoutent à notre famille », a-t-il lancé.

Dans un premier temps, le producteur laitier et céréalier de Louiseville en Mauricie travaillera à assouplir le fardeau administratif des producteurs. Il a énuméré une panoplie d’autres enjeux auxquels il souhaite s’attaquer durant son mandat, notamment la pénurie de main-d’œuvre, la protection des terres, l’accès à l’eau, le soutien à la production biologique et les dossiers environnementaux.

Pour faire face à tous ces enjeux et aussi pour aider les producteurs à créer et à faire le virage vers une agriculture durable, il a imploré le soutien des gouvernements.

« J’ai une pensée pour nos producteurs sur le terrain présentement, a-t-il soutenu. Toutes les activités qu’ils font au quotidien contribuent à un projet de société. Dans un projet de société, ça prend la société. C’est pour ça qu’il faut aller plus loin. Il faut interpeller la société et être soutenu par le gouvernement », a-t-il martelé.

Une productrice horticole parmi les dirigeants

Dorénavant deuxième vice-présidente de la Confédération, Stéphanie Levasseur s’est présentée comme étant la première productrice issue du milieu horticole à occuper un tel poste. « Je ne suis pas la première femme […], mais je suis certainement la première personne issue du secteur horticole », a souligné la pomicultrice de Frelighsburg en Estrie, se disant très fière de cet accomplissement. Mme Levasseur s’est impliquée pendant 15 ans aux Producteurs de pommes du Québec, dont huit ans à titre de présidente.

« Je pense qu’il faut tirer [profit de la diversité], […] de toutes les forces vives de l’agriculture. »

Superficies soustraites

Celui qui est passé de deuxième à premier vice-président de l’organisation, Paul Doyon, a quant à lui dénoncé dans son discours le fait que « tous les jours, [des gens ont] une bonne raison de soustraire des superficies agricoles du petit 2 % qu’on tient au Québec ». Dans ces circonstances, le producteur laitier et acéricole de Saint-Joseph-des-Érables dans Chaudière-Appalaches a souligné l’ironie qu’il y ait un moratoire depuis 2004 sur les nouvelles superficies en culture sur une vaste partie du territoire agricole.