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Soixante-deux hectares de serres ont été construits depuis le lancement de la Stratégie de croissance des serres du gouvernement Legault. Photo : Myriam Laplante El Haïli/ Archives TCN

Soixante-deux hectares de serres ont été construits depuis le lancement de la Stratégie de croissance des serres du gouvernement Legault. Photo : Myriam Laplante El Haïli/ Archives TCN

L’autonomie alimentaire en fruits et légumes atteint 50 %

Alors qu’elle était de 30 % en 2020, l’autonomie alimentaire en fruits et légumes atteint aujourd’hui 50 %. Le président des Producteurs en serre du Québec (PSQ), André Mousseau, l’a mentionné aux 45 producteurs réunis en assemblée générale annuelle, le 2 novembre, à Saint-Hyacinthe. 

Présent par visioconférence, le ministre de l’Agriculture, André Lamontagne, a ajouté que plus de 50 % de l’objectif de doubler la superficie de la production en serre, fixé dans la Stratégie de croissance des serres, avait été atteint. Il était à 40 % en début d’année. « L’objectif qu’on voulait, 120 hectares de plus, on est rendus à 62 hectares », a-t-il mentionné. De 2018 à 2021, les revenus en fruits et légumes, a poursuivi le ministre, sont passés de 145 M$ à 215 M$ et les volumes produits en serre, de 40 000 tonnes à 57 000 tonnes. 

«On a 336 projets acceptés au MAPAQ [ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec] : 226 projets [de petites entreprises] par l’Initiative ministérielle, 92 projets [de moyennes entreprises] par le Programme de développement des serres, et pour les plus gros projets, on en a 18 qui ont été acceptés. Quand on regarde tout ça, on peut dire qu’on a franchi de grandes étapes depuis 2018 », a dit le ministre Lamontagne. 

André Mousseau a toutefois souligné que si la croissance était bénéfique pour l’industrie, la diversification de la production devait l’être tout autant. « Dans plusieurs marchés, ça devient plus serré, plus compliqué », a-t-il fait valoir en insistant sur l’importance de créer une chambre de coordination pour le secteur. Le ministre a abondé dans le même sens. « Des tomates, des concombres, ça va bien, mais il y a d’autres choses aussi qu’on peut cultiver en serre. C’est très important. Dans les dernières années, je faisais référence à des choses qu’on ne fera probablement jamais, mais l’Islande produit des bananes et il y a un producteur qui s’est essayé en serre en Colombie-Britannique, a-t-il mentionné, sourire en coin. Je ne dis pas qu’il faut cultiver des bananes au Québec demain matin, mais avec la recherche et la technologie dans plusieurs années, on sera capables d’offrir aux consommateurs des produits qu’on n’aurait jamais pensé [cultiver]. Je vous invite à innover.» 


Une étude sur la pollution lumineuse des serres

Devant les serriculteurs réunis en assemblée générale annuelle, le ministre de l’Agriculture André Lamontagne a rappelé que l’acceptabilité sociale des projets de serre était nécessaire. « On sait qu’on a des enjeux au niveau de la pollution lumineuse. Au ministère, on a commandé une étude auprès de l’Université de Sherbrooke pour en connaître davantage parce qu’il faut davantage d’information pour être capable d’agir en ce sens », a-t-il affirmé.