Crédit photo : Pascal Ratthé

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Québec allongera d’autres millions pour les taxes foncières

QUÉBEC Le ministre de l’Agriculture, André Lamontagne, a annoncé la reconduction du programme spécial qui couvrira la hausse du budget du Programme de crédit de taxes foncières agricoles pour l’année 2018-2019.

C’était le premier bain de foule agricole du ministre devant les 320 délégués de l’Union des producteurs agricoles (UPA) réunis à l’occasion de leur congrès annuel, le 5 décembre.

« Le montant va permettre de couvrir l’excédent […]. Il va y avoir une compensation pour les agriculteurs. Je ne peux pas vous donner de montant aujourd’hui, a expliqué le ministre aux journalistes. On va le savoir quand on va l’avoir calculé. » L’an dernier, Québec avait accepté d’allonger une somme de 20 M$ pour couvrir la hausse des remboursements de taxes de 2017 et de 2018. Pour 2019, le ministère québécois de l’Agriculture estime que ce chiffre atteint plutôt 34 M$.

Collaboration

C’est une main qu’a tendue le ministre aux congressistes, lui qui a affirmé vouloir collaborer aux chantiers agricoles à entreprendre. « Je suis un gars allumé, un gars d’action. Je me vois vraiment comme votre partenaire d’affaires », leur a-t-il indiqué.

Le ministre a d’ailleurs profité de sa première rencontre avec les agriculteurs pour faire le point sur les dossiers importants et revenir sur les promesses électorales de son parti.

Il a d’abord réitéré son appui pour l’obtention de compensations « pleines et entières » aux producteurs de lait affectés par les accords de libre-échange. Les deux groupes de travail dont le gouvernement fédéral a récemment annoncé la mise en place se réuniront pour la première fois la semaine prochaine, a-t-il indiqué à l’assemblée, et il compte surveiller étroitement l’évolution de leurs travaux.

Il se dit également préoccupé par la guerre commerciale américaine et ses effets sur les secteurs du grain et du porc, et il veut travailler sur la mésentente avec le fédéral pour l’établissement de la compensation concernant les pertes encourues par la sécheresse de l’été dernier.

Le ministre a aussi l’intention de s’attaquer au moratoire sur les superficies en culture. De plus, il a déjà mis en branle l’élaboration du Répertoire de l’offre bioalimentaire québécoise, qui permettra de favoriser l’achat local par les institutions et il se donne l’objectif de réduire les embûches causées par la « paperasse ».

En outre, le nouveau gouvernement caquiste dit travailler sur la mise sur pied d’un fonds de 50 M$ par an pour soutenir l’investissement agricole.

« J’ai été introduit à l’agriculture depuis quelques années par de bonnes personnes dans mon comté, et je peux vous dire que suis vraiment enchanté et très stimulé d’avoir été nommé votre ministre, parce que les défis sont grands mais le potentiel est aussi sinon plus grand que les défis », a souligné André Lamontagne. À la conclusion de son discours d’une trentaine de minutes, il a été chaudement applaudi et a eu droit à une ovation debout.