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La Stratégie nationale d’achat d’aliments québécois pourrait rapporter 180 M$ supplémentaires au secteur agricole d’ici 2025. Crédit : Cabinet du ministre Lamontagne

La Stratégie nationale d’achat d’aliments québécois pourrait rapporter 180 M$ supplémentaires au secteur agricole d’ici 2025. Crédit : Cabinet du ministre Lamontagne

L’achat institutionnel pourrait rapporter 180 M$ au secteur agricole

La Stratégie nationale d’achat d’aliments québécois annoncée par le ministre de l’Agriculture André Lamontagne le 22 septembre pourrait rapporter 180 M$ supplémentaires au secteur agricole d’ici 2025.

Actuellement, 45 % des écoles, hôpitaux et institutions gouvernementales s’approvisionnent en produits québécois. Cela rapporte 450 M$ aux entreprises agroalimentaires de la province. Le gouvernement envisage de faire augmenter le nombre d’institutions s’approvisionnant localement à 60 %, ce qui rapporterait 180 M$ additionnels.

« Quand on achète québécois, ce sont nos producteurs et productrices agricoles qui en bénéficient », a affirmé le ministre Lamontagne.

D’ici 2023, le gouvernement souhaite que 85 % des établissements gouvernementaux des secteurs de la Santé et des Services sociaux ainsi que ceux de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur se soient dotés d’une cible d’achats québécois. Le gouvernement souhaite que 100 % des établissements se soient fixé des cibles en 2025. 

Le budget de mars 2019 prévoyait une somme de 10 M$ sur une période de cinq ans pour favoriser l’accroissement des achats d’aliments québécois dans le milieu institutionnel.

Répertoire en ligne

Le gouvernement a également annoncé la mise en ligne du Répertoire des aliments québécois (repertoirealimentsquebecois.gouv.qc.ca). Cent cinquante entreprises y sont actuellement inscrites, et offrent plus de 8 500 produits.

Les producteurs intégrés dans les grands réseaux de distribution pourront s’inscrire dès le déploiement de la première phase du Répertoire, dont l’échéancier n’a toutefois pas été précisé. « Toutes les entreprises agroalimentaires au Québec inscrites auprès [du fournisseur de donnés] GS1 ou, pour le volet des transformateurs et des producteurs à travers [le répertoire des entreprises] ICRIQ, pourront s’inscrire au Répertoire des aliments dans le déploiement de la phase 1 », soutient le ministre.

Les producteurs qui commercialisent leurs produits en dehors des grands circuits de distribution pourront, d’ici la fin de 2021, inscrire eux-mêmes leurs produits dans le répertoire. 

Le ministre invite toutes les entreprises agroalimentaires désireuses d’offrir leurs produits à s’inscrire sur la plateforme.